LES IMAGES INTERDITES. S
tenta d'y transporter les peintures symboliques réseryées aux catacombes, un décret séyëre du concile d*El- Tire s'y opposa \ L'Eglise ne youlait point distraire les yeux à Theure du culte. Elle comparait Yolontiers sa maison de prière à Tarche de Noé. Il s'agissait non de s'y faire une demeure somptueuse, mais d*y naTiguer sûrement sur les flots déchaînés de la persécution ou de la tentation. Elle voulait avoir un vaisseau de sauvetage et non un navire de plaisance. Au reste, comme nous le verrons, Fart chrétien se* donnait à la même époque une carrière plus libre dans les catacombes pour réagir contre les lugubres apparences de la mort. n ne craignait pas d'arrondir la muraille en voûte et de la couvrir de fresques. Il usera des mêmes procédés en plein soleil pour leô temples qu'il élèvera avec plus de facilité quand sa foi ne sera plus proscrite. C'est ainsi, que grâce à quelques modifications dues surtout au changement des circonstances, il n'aura qu'à suivre ses premières traditions pour construire les belles basiliques du quatrième siècle qui sont encore dignes de notre admiration après les merveilles de l'art du moyen âge.
1 c Ne qaod colitar et adoratar in parietibns depingatur. » (CofietV. tUibert., c. 88.