‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 113 sur 236 · SÉPARATION ENTRE GOIQIUNUNTS ET AUDITEURS · texte numérisé non relu

SÉPARATION ENTRE GOIQIUNUNTS ET AUDITEURS

Ifoos ayons ya dans le tableau que nous avons tracé du catéchaménat du troisième siècle avec quelle séyérite ces règles étaient suivies, comment la simple prédication n'était accessible qu'à une seule classe de catéchomènes, après un second examen plus scrupuleux que le premier qu'ils avaient déjà passé pour recevoir les instructions élémentaires. La seconde partie du culte ne commençait qu'après que tous les catéchumènes et les pénitents étaient sortis de la maison de prière, et que les diacres avaient prononcé cette parole significative : Les choses saintes aux saints. Ce n'est pas que les cérémonies qui se célébraient ainsi devant les seuls initiés fussent inconnues, et ressemblassent à ces cultes mystérieux, dont il était interdit dans le paganisme de livrer le secret sous les peines les plus terribles. Non, tous les exclus savaient très-bien qu'il s'agissait uniquement de célébrer le repas eucharistique, si longtemps rattaché aux simples repas de la famille chrétienne, puis aux agapes. Mais il fallait que Ton comprit tout ce que le souper du Seigneur avait de redoutable et de saint dans la simplicité de ses rites, et qu'on se souvint qu'une foudre divine pouvait en sortir, selon les fortes paroles de saint Paul, pour frapper les indignes qui ne craindraient pas de manger et de boire leur condamnation. Quand les Pères d'Alexandrie comparaient l'initiation chrétienne à celle de la grande philosophie grecque, et y voyaient surtout la communication d'une gnose profonde à des esprits bien préparés, ils commettaient une grave erreur, et parlaient plutôt en hommes de spéculation qu'en chrétiens, car rien n'est plus contraire au véritable

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