acte solennel et redoutable. Nous la reproduisons à
I * "^Eaovrat y*P ^^âvTe»; BiSay.xol 6£o0. {Comt. apost,, Vlll, 47.^ ' Const. Egypt., Il, 45. ^îi
48 PRIÈRE POUR L&$ CATfiCHUMl^JSâ.
ce titre : « Prions, disait le catéchiste, pour les catécbamènes, afin que le Dieu qui est tout amour et misé^ ricorde écoute leur prière, qu'il ouvre l'oreille de leur cœur et qu'ils perçoivent ce qu'aucun œil n'a jamais vu, ce qu'aucune oreille n'a jamais entendu, ce qui n'est venu au cœur d'aucun homme. Qu'il leur enseigne la parole de la piété et sème en eux les divines semences. Qu'il fortifie leur foi, leur révèle l'Evangile de la divine félicité, qu'il leur donne nn sens divin, des pensées pures, une vie sans tache. Prions plus ardemment en*» core pour qu'ils soient gardés de toute action mauvaise et impie, et qu'ils soient rendus dignes du bain de U régénération et du pardon des péchés. Que Dieu hennisse leur entrée et leur sortie, leur vie entière, leurs maisons, leurs familles. Qu'il bénisse leurs enfants, qu'il les leur conserve, qu'il leur donne la sagesse et qu'il conduise toutes ehoses pour leur plus grand bien *. »
Après cette prière, sur l'invitation du diacre, les catéchumènes se lèvent : « Priez, leur dit le catéchiste, pour que Tange de la paix vous donne de tout accomplir dans la paix. Priex pour que la paix soit votre partage dans ce jour et dans tous les autres jours de votre vie, et pour que votre fin soit chrétienne. Recommandezvous au Dieu vivant et à son Esprit. Courbez la tête. » La bénédiction leur est donnée tandis que toute l'assemblée dit : Amen.
Chrysostôme. HomêUa II de ep. 2 ad CorirUh,
TBOiSltall BAMBH DES CATÉCHUIfÈNBS. 19
S II. — L'Mroiuefion dans VEglise par te baptême.
Après tfoJB aiméei d'instraotion, le cAtéchomèoe qqi ii*a m que de boni témoignageB eet prêt pour le bap^tème \ Eneore une fois il est l'objet d'un examen ap^ profondi, ear TEg^ exige tontes les garanties qni peayent Tassu^r qn^elle ne ya pas roeoToir nn intrus» mais nn membre fidèle dn corps mystique. C'est ton*jours la eondnite qui est scrupuleusement contrALèOi ear pour la dootrine on se contente de la profession publique qni accompagne le baptême. Ce qu*on veuti c'est non la vaine formulai mais la foi Yîyanto et agis*» santé démwtrée par la vie pure et les œuvres de cba^ rite. C'est ainsi que trois examens précèdent TaikllissioB dn néophyte.
Pour bien comprendra le baptême tel qu'il se pra«> tiquait alors, il faut ne pas oublier la différence pro^ fonde qui distingue TEglise de cette époque de notre ebrétienté actuelle, recrutée presque partout par la aaissattce^ si bien qu'on parle de peuples chrétiens selon le degré de latitude et de longitude où ils sont pla^ eés. La statistique religieuse est ainsi confondue a^v^o la géographie. Le baptême n*est plus qu'un rite à moitié I citil qui marque la nationalité encore plus que la foi* Os pouvait presque parler jusqu'à ces derniers temps de nations baptisées, et l'Europe du dixi-huitième siècle s'appelait une terre chrétienne. Ces anomalies tiennent
* Const Egypt.t II, 45.