‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 120 sur 236 · IS LA PRIÈRE TOUJOURS EN LAMOUE YULGÀIRB · texte numérisé non relu

IS LA PRIÈRE TOUJOURS EN LAMOUE YULGÀIRB

pourtant nombreuses; elles s*expliquent par VeSotSan des sentiments les plus profonds et les plus tendres de Fftme. Gomme le thème principal dans une mélodie roTient fréquemment et toujours plus pénétrant, ainsi reparait dans Toraison la note dominante; semblable au flot qui bat la riye, la répétition prolonge Timpression qui s'affaiblirait en étant trop fugitiye.

Le second caractère de la prière publique est d*ètie intelligible à tous et, par conséquent, d*user toujours de la langue courante et populaire. Les langues de fende la Pentecôte, en descendant sur les premiers chrétiens^ ne les empêchèrent pas de célébrer, chacun dans leur idiome, les louanges de Dieu ^ Il n'y eut pas de langue sacrée imposée à rEglise,rhébVeu pas plus queFaraméen qu'ay ait parlé Jésus n*eut aucun privilège. Trois des Etsiigiles furent écrits dans la langue païenne par excellence, dans cet idiome grec qui avait été l'instrument le plos parfait de la haute culture de la gentilité. Saint Paul écrivit et prêcha dans la même langue. L'idiome romain qui avait tant de fois formulé les décrets de persécutioB dans ce langage de fer, qui semblait, dans sa rigidité et sa force, forgé comme les chaînes du genre humain, était également employé dans les prières que TEglise adressait à Dieu pour les Césars, ses prescripteurs. « Les Hellènes, dit Origène, emploient le grec dans leur prières, les Bomains le latin, et ainsi chacun prie Dieu dans sos propre dialecte et le célèbre comme il le peut. Et le Seigneur de toutes les langues entend ces prières faites

1 Actes 11^ 8.

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