LA PRIÈRE SOUVENT ADRESSÉE A JÉSUS-CHRIST
da second siècle. On a beau presser les textes de Justiii Martyr, on n*en fait sortir aucun témoignage précis et 8ufB8ant^ La prière dominicale figure au troisième siècle dans la liturgie du baptême, conformément au bel usage qui la place sur les lèvres du néophyte au moment où il sort de Teau baptismale en signe de sa nonyelle dignité sacerdotale. Elle est aussi fréquemment prononcée à la cène dans Facte de consécration. Tertollien et Gyprien y voient le résumé du christianisme et la norme de la prière ^.
Toutefois, ce n*est qu'à partir du quatrième siècle qu'elle fait partie intégrante du culte et qu'une importance capitale lui est attribuée dans sa célébration. Elle est la prière nécessaire^ dit saint Augustin'. La doxologie qui la termine date de la même époque, car elle manque dans tous les Pères du troisième siècle.
La prière s'adresse très-souvent à Jésus -Christ. « Nous le prions, disent les chrétiens de Smyrne, parce qa'il est le Fils de Dieu, et nous aimons les martyrs selon qu'ils méritent notre amour, comme ses disciples et ses imitateurs^. » Origène relève énergiquement le reproche que Celse faisait aux chrétiens de mettre sur
i Voir Aug^sti, Archéolog,^ U, p. 6S.
t « Orandi disciplina. » (Tertall., De oratûme^ 1.) « Qaalia orationis lomîiiicœ sacramenta, qaam multa, qaam magna, breviter in sermoiie ■oDecla nt nihil omnlno prœtermissam est, qaod non in predbas atqua t«tiooibo8 noBtris oœlestis dootrin» eompendio eomprebendatur I » CSyprien, De orat, dom.^ 9.)
a « Omnibus necessaria est oratio dominica. » (Angostin, Bp. 89 Ml Bilar.)
* TouTOV utbv Svxa tou Oeou icpo9XuyoI3|UV. [Ep. eecles. 8mym,^ ^pmd. Eoieb., H. ^., IV, IS.)