LECTURE DES SAINTES ÉCRITURES
naire^ » Paul de Samosate le premier parait s*étre écarté de cette simplicité antique en introduisant dans FEglise des chœurs de femmes dont les chants devaient participer à tout le faux éclat auquel il se plaisait. A en juger par la peinture que saint Augustin nous donne du chant sacré à Tépoque de saint Ambroise et des impressions profondes qu'il en éprouva, alors qu'il n'avait pas encore renoncé au paganisme, il parait probable que la musique sacrée avait dû faire promptement de grands pro* grès pour qu'elle atteignit dès le quatrième siècle un tel degré de perfection. Les larmes du brillant rhéteur païen coulaient en entendant les chants alternés de l'Eglise de Milan, et rien ne lui était plus doux que ces larmes. Ses émotions aussi fortes ont pu être produites à l'époque des grandes luttes chrétiennes par un chant encore très-simple que des voix nombreuses et puissantes rendaient majestueux et qui semblait la voix de FEglise militante.
La lecture des saintes Ecritures occupait, comme nous l'avons vu, une grande place dans le culte. Pendant le cours du siècle apostolique, elle fut bornée à FAncien Testament, seul Uvre canonique alors reconnu; on 7 joignait les lettres des apôtres au moment où elles parvenaient aux Eglises. Au temps de Justin, les Evangiles étaient lus régulièrement ^ Cette lecture de la sainte
^ « Primitiva Ecclesia ita psallebat ut modico fleza vocis fàceret psallentem resonare ita ut prononcianti ^cimor esset quam canenti. p (Isidor. Hisp.^ De eccles offie,, I, 5.)
Justin, Apol., I, 67. TertuU., Apol,, 39. Orig., Contra Cels., lU, 45-50. ConsL apost,, 11^ 57,