POINT DE PÉRIC0PE8 FIXKE6, SAUF LES JOURS DE FÊTE
Ëcritare était considérée comme si importante qu'une charge spéciale lui était consacrée. Les ennemis dePE* glise en comprenaient eux-mêmes h valeur religieuse, car ils s' acharnaient contre les litres sacrés , comme le prouve redit par lequel Dioalétien les condamnait an i^u ^
L'érèque désignait la partie des saints livres qui devait être lue ^, sans que les péricopes fussent marquées d'avance comme plus tard pour tout le cours de Tannée ecclésiastique. On faisait la lecture suivie de livres entiers de TEcriture sainte, sans point d'arrêt déterw miné, car les divisions en chapitres n^eiistiiisnt pas encore. Il est pourtant certain que les grandes Cites ramenaient dep récits sacrés qui leur correspondaient; c'était de règle au temps de saint Augustin*. An temps d^Origène, à en juger par les homélies sur Job qui lui sont attribuées, le livre de Job était lu et médité pen^» dant les jours anniversaires de la passion *. Les livres canoniques figuraient seuls dans le service public, à la fin du troisième siècle. Jusque-là, la canonicité avait été trop flottante pour qu'il n'y eût pas des exceptions fréquentes. C'est ainsi que le Pasteur Hermas fut longtemps en grande faveur dans les Eglises, ainsi que la première lettre (le Clément, les écrits apocryphes de saint Pierre et les Constitutions apostoliques^^ , Une cer-
1 Eusèbe, B. E., VIII, 2.
* Augustin Archœol., vol. II, p. 197.
3 Augustin, Expositio in 1 Johann.
♦ « Similiter autem et in conventu Ecclesiae in diebus sanctis legitar passio Job, in diebus jejunii, in diebus in quibus in jejunio et sAstinentia sanctam Domini nostro Jesu Christi Passionem sectatnnr. » {Anonym. in Job liber I; Orig., Opéra, édit. Huel, t. lî^ p. 851.)
» Eusèbe, B. E., III, 3, 16, 25; IV, 21; VI, 14.