‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 136 sur 236 · LA PRÉDICATION · texte numérisé non relu

LA PRÉDICATION

taine distinctioii était faite entre les évangiles et les épltres, Tambon où on lisait révangile était sensiblement plus élevé que celui où on lisait Tépltre. ta lecture des saints livres s'écoutait debout * et était précédée de la formule : « La paix soit avec vous. » Les actes des martyrs étaient lus les jours de leurs fMeft^

S III. — La pfédication.

JiC christianisme est la religion du Yerbe , c'està-dire de la Parole divine, image empreinte, expression parfaite de T Esprit éternel. Il coUTient qu'une pari prépondérante soit faite à la parole, écho de ce Terbe auquel seul appartient Tètre , la personnalité, la puissance créatrice. Beligion de l'esprit, dégagée de tout matérialisme panthéiste, le christianisme s'adresse avant tout à l'esprit et à la Tolonté. Or la parole est Torgane de l'esprit ; après l'avoir révélé en quelque sorte à lui-même en chacun de nous, en lui donnant sa propre expression, elle le met en contact aTee les autres intelligences. Elle agit sur la volonté sans briser son ressort sous le poids de mobiles grossiers, et en respectant toujours notre liberté. Le monde moral n'a pas d'instrument plus noble et mieux appro-> prié à ses fins. La parole est l'intermédiaire de toutes

1 Const, apost., II, 57.

* Tertall., De coron,, 3. « Quoties martyrum passiones et dies anniversâna commemorationâ celebramiu. » (Gyprien, Sp,, $9, 8.) Ces derniers mots expliquent la lecture des actes des martyrs. Comp. Ensèbe, IV, IS; V^ 4.

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