DÉVELOPPEMENT DB LA PRÉDICATION
Minta en réyélant la ' sainteté et lia Charité du Dieu de rErangile. Le culte ne doit pas s*en contenter, fioos peine de n'être plus qu'une école pUlosophiquey mais il ne saurait non plus la dédaigner sans se rabaisser luiliAme. U ne doit être simplement ni un rite ni une pré' dkation, mais Tun et L'autre tour à tour. I<>at aboutit in ' ratimabile obsequium^ à Tobéissance de la créatuKe fibre et raisonnable.
Au premier âge du christianisme» la prédication proprement dite n'existe, pas encore. C'est la période de rinapiration. La parole jaillit spontanée, ardente, irré- •iatible dans les assemblées chrétiennes. On j Toitabonéer le don de p rophétie, qui est toujours une manifestation extraordinaire do l'Esprit divin. Quand la parole chrétienne est deyenue plus calme, elle n'est longtemps eaeore qu'un simple témoignage rendu aux grands f^ts de la rédemption, un récit bref et ému de l'histoire éTnngéliqae, qui ne possède pas à cette première période 4o documents écrits empreints du caractère canonique. La prédication ne commença y entablement que quand les dons extraordiuaires eurent diminué et qiie Ton dut recourir à de nouveaux livres sacrés. C'est alors qu'elle devint une charge réclamant non-seulement Tenthoosiasme du moment, mais le travail de la réflexion, «ans ae départir de sa simplicité primitive. Elle eut désormais sa place régulière dans le culte, c'est ce qui l'empêcha de j»e transformer en dissertation ou en harangue oratoire. Elle est étroitement rattachée à la lecture des livres sacrés, dont elle ne veut être que l'interprète Itdâe pour en tirer l'instruction et l'édiftcation.
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138 L'SOIltLIE PEÉGÈOS LE SBHHON.
Pas pl«6 au troisième sièd6i{n*an serandl, elle iie€hoi> Bit une parole isolée des sainMs Ii?res pourri f airole teock Ûe ses déTeloppeiiMitf;elleprendpoursQJët toute bpèBeope qui e été lue. V homélie a précédé le semoii propnnent dit, qui &*a foit sen apparition que Inen plus taid^ Tons les discours d^Origène portent cette désignation,^ «ignifle une «Uocution adressée à 'Une assemblée aèléi.
La prédication du second siècle ressemble en toat point à celle qui se ftdsait dans les syni^pogaea juifes* après la lecture des liTres sacrés. Jésus^Ghrist lui^ntee en aYait donné le modèle dans la synagogue de Gapei^ naflm, alors qu'il avait rattaché Texposé de sa ndssioa à Tun des plus grands textes du prophète EsaTe, dont Fassistance Tenait d'entendre la lecture jde sa bouche*.
La prédication était bite en général par FéTèqae, en tout cas sous sa surreillance, car pour qa*un laïque en remplit Toffice, fût-il un Origëne, il fallait qu'il j eût été invité et autorisé par J'évéque •• L'évéqne prêchait du haut de son siège épiscopal; parfois, le prédicateur montait dans la chaire du lecteur^. Les jt auditeurs, au deuxième et au troisième siècle, paraissent i£ être restés assis pendant la prédication, tandis qu'au '& quatrième siècle la coutume s'établit de se lever pour l'entendre ^. Souvent aussi la prédication était conmencée par les anciens de l'Eglise, puis achevée et
^ ^^O^JLiTwOÇ signifiait assemblée mélangée. Le mot 6[JLiAif)craç se trouve d^ dans Actes XX^ 11. Angnsti, Archasol., vol. 11^ p. 24S.
« Luc IV, 16, 18.
» Easèbe, H. E., VI, 19.
* Socrate, H. E., VI, 5. Soeom., H. E., VIII, 5.
> Const. apost., IL 57. "'ExetTa dviarifJieOa xoiyt) navreç. (Joitio Martyr,' Apol., I, 67.)