S2 CARACTÈRE MORAL DE LA CÉRÉMONIE
par le baptôiM des enfilits sert derenu la règle et aura remplacé le oatéohuménat si sérieux da premier âge de l'Eglise. Le saerement sera public da jour où il sera prodigaé et où la notion d'une Eglise de multitude formée par la naissance aura remplacé Tinitiation et ses sévères épreuves.
Les noms que les Pères des premiers siècles donnent au baptême impliquent pour la plupart ce caractère d'une adliésion morale et réfléchie à la religion du Christ, sans exclure Taotion mystérieuse de la grâce di* vine, qui agit sur la liberté humaine et par eUe« Quelques-unes de ces désignations se rapportent à la forme même du rite. Le mot même de baptême, qui signifie plongement^ rappelle Timmersion du néophyte ; le sa* crement est parfois appelé simplement Veau \ ou le bain, ou la source. Ces expressions, à part leur sens naturel, ont un sens mystique» L'apôtre Paul avait parlé du bain de la régénération, et l'Apocalypse de la source qui jaillit en vie éternelle ^. Souvent le baptême est nommé une onction, ce qui rappelle l'un de ses rites et surtout la grande idée du sacerdoce universel 7 selon cette parole de saint Jérôme : « Le baptême est la prêtrise des laïques ^^ » On l'appelle encore le sceau de Dieu, pour marquer que celui qui l'a reçu ne s'appartient plus. Son caractère moral est mis en lumière par des dénominations telles que
* « Sacramentum aquœ. » (Terlull., De baptismo, 1.)
* Justin Ustrt^, Apoléf I, 61 • Clément d'Alex.^ Pssdagé^ l, 6. Golsp. TileUI, 5;Apoc. IV> 7.
' a Sacerdotium laici id est baptisma. » Byeron, Diai, adv, tMcifer.j c. a«)