PREMIÈRES TRANSFORMATIONS DE LA PRÉDICATION. H
d'en doftner des inteiprétationd fantastiques soQTent empreintes d'une grande poésie comme dans son inter-^ prétationda Gantiqqe des cantiques, où il voit le symbole des fiançailles de Tàme humaine ayec le Verbe. Dès qu*il arriye aux applications morales^ il redevient Traiment simple et pressant. On sent qu'il a pensé ayant tout à faire de sa parole Técho de sa yie, et que e^est à cette prédication de la piété qu'il tenait le plus. Yoilà la yraie éloquence des saints. La prédication Ifttine a dû être de bonne heure, plus simple de pensée et pins brillante de forme, à en juger par la différence des deux littératures. Malgré ses protestations, Gyprien ramène quelque peu l'éloquence du prétoire dans la chaire évangélique après que Tertullien y avait déployé celle d'un tribun du peuple chrétien, la main lerée contre tous les abus et toutes les usurpations. La parole du fougueux Africain a dû comme ses écrits manquer de goût et de limpidité, mais on y retrouvait sans doute son style plein d'éclairs et de couleurs, heurtant en quelque sorte dans ses antithèses pressées leB (deux mondes qui se disputaient Fàme humaine.
L*héTésie avait eu aussi ses prédicateurs. Les homélies clémentines ne manquent pas d'une facilité élo* qaente, mais on n'y trouve ni la sûreté de la doctrine, ni l'énergie du langage.
- A la fin du troisième siècle, la prédication commence à se modifier considérablement. Si les grands évoques^ tels que les Ambroise, les Augustin et les Ghrysostome lui conservèrent encore à l'âge suivant sa mâle beauté tout en l'enrichissant, grâce à une culture variée et
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lmllute« les érèqMt de eour eoauiie Eoflèbe abcmdèrant de suite dans la iliétoriqae et toaibteeBt tiop soaTent dans la platitiide des paftégyriqpies senrUes.
^lY. — Des agapes. — Des bénidietUms nuptiales — a
des rites funèbres.
Noos n*aTons pas à reTenir aox deox sacrements de FEglise, le baptême et la cène, après les dérelonpements qae nous leur ayons consaerés plus liaat. U n*7 a pas trace & cette époque d^antres sacrements aa sens réel du mot. Ni la confession publique, ni la oonséenr tion aux dlTcrses charges de TE^ise ne nous ont présenté ce caractère.
Nous avons vu que Tagape fut séparée de la sainte cène, depuis que Pline le Jeune se crut obligé d'appliquer les lois séyères de FEmpire contre les associations. Nous devons distinguer deux genres d*agapes; les unes étaient célébrées dans les maisons chrétiennes, les autres étaient de simples repas funéraires qui avaient lira dans les catacombes à Toccasion des ensevelissements. Les premières avaient conservé le caractère du culte. On y lisait la sainte Ecriture, et Ton y chantait les louanges de Dieu ^ Les abus déjà signalés au siècle apostolique s'étaient aggravés. Les riches faisaient parfois un étalage insolent qui humiliait les pauvres '.
^ Tertull., Apol., 39. « Sonet psalmos convivium sobrioio. » (CyprleOr Ad Donat., 16.) • Clém. d'Alex., Pxdag.^ 11^ i, 4.
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Cependant rinstitatioli sidiaistiit eneoie dais sa bianté première, elle demeurait le featin^de bDeharité partout où Tesprit d*amour prédominait.
Le caractère reUgieux de Vagape est releTé d'une manière belle et touidiante dians les Constitutions de r Eglise i' Egypte.
la présence de Férèque^ d*bn ancien ou, à leur définit, d*on diacre est considérée comme nécessaire, afin qne la bénédiction des représentants de TEg^e consaere solennellement le rep» de la fraternité» Chaque conTive doit, ayant de yider la coupe qui est deTant ini^ réleyer vers le ciel en signe d'action de grftces et Mre mention dans sa prière du nom du frère qui Ta biYité à sa table. Qu*il se sourienne quMl est le sel de la terre et qu'il ne doit pas contrister son hôte dési* reox de' réunir une sainte assemblée, en manquant aux règles de la {dus scrupuleuse sobriété. €e repas de ramonr d<^. ttte pris dans la douceur, sans disputes et silencieusement, à moins que Févéque n^adresae quelfnes questions & ses frères. Les catéchumènes ont le droit d'y participer ^ Si Tagape est pénétrée du commencement à. la fin des sentiments de la reconnaissance cfaiétienBe, elle est & sa manière one Téritable eucha*
Pindbis on se contente dUnTiter à Fagape les TeuTes dilusonesies, mais à une double Condition r c'est d'abord que le repas ne se ptrcdonge paît après le covcher ds
1 Contt. Egypt,^ II, 48-50.
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soleil et ensuite que les andeiis dont elles dépendent tes- aceompagnent; sinon la distcibntion des aliments doit être faite à leur domicile ^
Les agapes des catacombes étaient destinées à remplacer ces repas de funérailles qui jouaient un r61e aï important dans les rites habituels des associations funéraires dont FEglise reproduisait les usages autant que possible pour profiter des immunités exceptionnelles dont elles jouissaient. On a retrouvé récemment, dans la catacombe de Domitillai la salle de Tagape toute disposée pour le repas funèbre. Les senrices funèbres qu*il fiiDt distinguer des anniversaires des morts étaient assez compliqués à en juger par la constitution de FEglise d* Alexandrie. On ne se contentait pas de conduire la chère dépouille avec des chants et des prières. Un nouyeau service était célébré trois jours après l'ensevelissement, en mémoire du glorieux troisième jour où la pierre du sépulcre avait été roulée. On accomplissait les mêmes rites sept jours après la mort, puis un mois plus tard, à l'exemple des funérailles faites à Moïse *.
Nous n'avons pas de détails précis sur la bénédiction nuptiale des chrétiens de cette époque. Il est certain qu'un rite si en harmonie avec l'esprit du christianisme existait dès le troisième siècle. Le mariage chrétien, d'après TertuHien, après avoir été annoncé par l'évêque, était contracté devant l'Eglise. Les époux apportaient une offrande spéciale, puis leur union était
* Const, Egypt.f 52.
* Contt. apasL, VUI, 4S.