LIEU DE SA CÉLÉBRATION
micile et ea tout temps ^ . La charge ecclésiastique joue dans la cérémonie un rôle pins important qu'à F époque de Justin Martyr. Il ne pouvait en être autrement : c^é* tait la conséquence du progrès des idées sacerdotales que nous aurons à suivre et à apprécier quand nous traiterons du gouTernement de TEglise. L'évèque, au commencement du troisième siècle, est bien différent de ce qu'il était à Fépoque précédente» bien que sa prérogative ne soit pas partout établie d'une ma-* nière formelle et ofScielle. II est aidé par les an** ciens ; dans les Eglises où les degrés de la hiérarcbie, sont nettement déterminés, les diacres et les diaconesses assistent les néophytes dans les dxvetê actes dont se compose la cérémonie baptismale. Cependant, malgré le déclin de Fantique liberté chrétienne, jamais le baptême n'a été considéré comme appartenant exclusif Tement au clergé, le droit de Tadministrer dans les cas exceptionnels est reconnu sans détour aux laïques ^« Il ne se célébrait plus comme autrefois, au hasard, partout où Ton trouvaitun cours d'eau. L'Eglise commençait à avoir, sinondes sanctuaires, au moinsdes lieux de culte spacieux dans les grandes villes. C'est là que le baptême collectif était administré. Parfois on avait disposé une piscine où l'eau arrivait par un canal creusé h cet effet*. Les baptis» tères proprement dits ne datent que de l'époque suivante.
* <x Omnis aies Domini est^ omnis hora^ omne tempus habile baptismo. o (TertttU.^ De baptismo, 19.)
* « Baptismum dandi habet jus summus sacerdos^ qui est episcopus^ dehinc presbyteri et diaconi non tamen sine episcopi attetorîtate propter ecclesias honorem. Alioquin etiam laicis jus est. » (TertulL, De baptismo^ c. 17.)
> Cofèet. Keelêê, Bgypt., II, 4S.
DETAIL OB LA CaÈHONIE. %1
QiMUid k gmde Tcîlle a eoflUDettcé au soir <t« jotr où TEglise a at tenoe eft pleurs, comme la Tierge <t« Siùbai dewDt la cmx, contemplant et adorant son SaaTenr immolé, les catéchomènes sont réonis dans rédifice où die câëbie son coite etqn^aucim «gne extèrienr se désigne encore à l'attention. Les hommes sont se** parés des femmes. « A genoux, dit réTèqne, et priet ! « UassemUée se prosterne silencieuse. Alors Téréque étend ses mains sur elle et prononce les paroles du pre^ mier exorcisme destiné à chasser les mauTSis esprits 80US la domination desquels ont vécu ces païens d'hier * . On sait que le paganisme était considéré par TEglise primitiTc comme le royaume propre des démons. Nous atons TU quel rôle considérable Justin Martyr leur attri* bue dans le grand combat de la rédemption. Aux yeux des chrétiens engagés dans une lutte formidable contre Tancien monde, les possessions ne sont plus comme au temps du Christ, des cas morbides particuliers ; le paganisme tout entier est le possédé de Satan ^ et quicon*» que lui a appartenu à un titre quelconque doit être soustrait à cet empire des ténèbres. De là la néces* lité de Texorcisme, qui consiste dans une prière et non dans une fornrtile magique. Après qu'il a été une première fois pratiqué, réYéque souffle sur les oaté* Ghumènes, comme Jésus le fit pour ses disciples au soir de sa résurrection dans la chambre haute de Jérusalem, en leur disant : « Recevez le Saint-Esprit. » Puis il marque de son doigt te front, les narines et les oreilles des
' l^opif.fjÇi'Ziù i:ay Çévov icveufia. (Canst» Egypt,, 11, 45.)