DÉTAIL DE LA CÉRÉMONIE
néophytes. Il parait qae de bonne heure le signe de la croix remplaça ou modifia cette cérémonie * .
Telle est Finauguration de la vigile du baptême. La nuit se passe tout entière en prières, en exhortations et en confessions publiques des péchés passés, car la repentance estl a \raie préparation du baptême. Les catéchumènes ne peuvent prendre d'autre aliment qu'un morceau du pain qu'ils ont apporté pour le repas eucha* ristique. C'est la première fois qu'ils ont obtenu le droit d'y assister et c'est le signe de leur dignité nouvelle ^.
A peine le coq a-t-il chanté à la première lueur de l'aube, l'eau est répandue dans le bassin. Une prière est prononcée probablement pour la bénir comme on le fait encore dans toutes les Eglises pour le pain et le vin de l'eucharistie '. C'est sur cette pratique primitivement fort simple et fort belle que devait promptement se greffer la superstition sacramentelle. A ce moment l'évêque ou l'ancien, car dans notre document copte leurs fonctions comme leur nom pouvaient encore s'échanger, prononce des paroles de bénédiction sur un vase rempli d'huile qui s'appelle désormais l'huile d'eucharistie. Puis un autre vase également rempli d'huile lui est offert : il s'appellera le vase d'exorcisme, quand l'évêque aura prononcé sur lui les formules qui chassent les démons. Un diacre tient le premier vase à
1 Gyprien s'exprime ainsi, en parlant des baptisés : « Qui renati et signo Christisignati fuerint. »(Ad Demetrian.yC. 22.) « Muniatur frons utsignum Dei incolume servctur. » (EpisL, 58, 9.) 'H (5<fpoir{iç in\ tou arraupou. {Const. apost.f III, 17.)
* Const, Ecoles. Egypt,, II, 45. Tertull., De baptismo, 20.
s ConsU Egypt., II, 46.