‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 164 sur 236 · LE THÉÂTRE DE TÉRENGE · texte numérisé non relu

LE THÉÂTRE DE TÉRENGE

On croirait Yolontiers tpie le chef de la famille s'est quelque peu désarmé de son redoutable despotisme; les entrailles paternelles paraissent s*émoaToir pour le fils. Celui-ci relève ses folies de jeunesse par une lueur d^amouryéritable. Des sentiments humains sont exprimés avec cette délicatesse de kngage, cette grâce charmante, cette sensibilité yive qui font le charme des comédies de Térence. La Grèce a nourri de son lait cette poésie aimable, pleine de sel attique, qui a su rendre Timitation origiuale par Félégance du style. Et cependant c*est bien toujours la même société romaine, dore et corrompue; le père n*a pas perdu le droit d'exposer son enfant, Tesclaye peut être mis en croix au premier caprice, la mère est reléguée à Tarrière-plan de la maison et n'obtient jamais le respect qu'elle mérite, même quand elle réyèle un noble caractère. Le fils se livre à mille ruses pour attraper de l'argent et payer ses amours. L'entremetteur, [la courtisane, Tesclave fripon sont encore au premier plan. Le yice parait ne pas tirer à grande conséquence, il est le point de départ de toutes les intrigues. La poésie de Térence, par exception à la règle ordinaire du théâtre antique, est un masque plus beau que le yisage qu'il recouvre, mais un masque transparent qui laisse yoir la société païenne ayec toutes ses hontes. Nous ne nions pas que sur ce fond de yie facile et corrompue ne se détachent quelques belles figures morales, quelques mariages bien unis, répandant autour d'eux une atmosphère de yertu ; mais Térence nous donne bien la moralité moyenne de son temps, et les pièces qui déridèrent

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