‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 166 sur 236 · SON IMPUISSANCE A REFORMER LA SOCIETE · texte numérisé non relu

SON IMPUISSANCE A REFORMER LA SOCIETE

continuât à produire les mêmes effets d'inégalité I les hommes. Non-seulement le stoïcisme n'a rien )Our remplacer la religion populaire , mais après élaboré une doctrine contradictoire qui recouvrait iqne naturalisme panthéiste d'une apparence de )|]iéisme et qui, tout en réservant la liberté au sage, Inait au fatalisme, il a fini par accepter le polyme et par sanctionner ses mythes les plus gros- . U a bien conservé ses pensées de derrière la tète, comme il les gardait pour ses adeptes, elles n'exerit aucune action sur la masse, qui restait embourbée lia vieille ornière de ses superstitions, et demeurait i parfaitement étrangère à cet humanitarisme des es. L'idée morale qui ne s'associe pas à un sentiment ^eux manque toujours de flamme et ne produit m changement réel dans les conditions de la société, stoïcisme eut ses directeurs de conscience, ses licateurs, mais sans jamais dépasser un cercle resit, il n'exerça dès lors qu'une action très-limitée, [que bienfaisante. « Avec son ciel désert, dit M. Duy qu'on ne peut suspecter de partialité en faveur christianisme, sa seule doctrine du devoir, sans aulécompense que celle de la conscience satisfaite, fière attitude en face des dieux auxquels il ne landait rien, et en face du néant qu'il regart sans trembler, le stoïcisme était fait pour les » d'élite et non pour la foule. Cette morale sans ine, cette philosophie sans métaphysique, cette »on sans merveilleux n'avait pas de prise sur les rits incultes ou paraissait insufiBsante aux âmes

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