‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 168 sur 236 · INANTTÉ DES RÉFORMES D'AUGUSTE · texte numérisé non relu

INANTTÉ DES RÉFORMES D'AUGUSTE

précédente et qoe les railleries des douteurs étaient désormais coayertes par les prières d*an peuple sincère* ment reyenu à ses dieux. Et pourtant cette restauration des Tieux rites était purement politique et par conséquent artificielle ^ La foi, qui ne se décrète pas, manquait à ces pompes. Auguste releyait les autels comme un autre deqiofe devait le faire plus tard au lendemain d*orages non moins formidables que ceux du triumvirat. On ne change pas les dispositions morales d'un peuple par un coup d*autorité. Aussi n*eut-on sous Auguste, sauf chez quelques* âmes tendres et mélancoliques comme Yirgile, qu'une religion purement officielle, le mensonge d'une croyance d'apparat reyétue comme un uniforme de cour. Gomment oublier que le coryphée des jeux séculaires était Horace, le gracieux épicurien qui interrompait ses chants à Lesbie pour célébrer les grands dieux auxquels il ne croyait pas ? Auguste voulait réformer les mœurs autant que les idées, il rendit décret sur décret pour châtier l'adultère, et par la loi Pappia Poppœa il fit du célibat un délit et du mariage fécond un titre à ses dons. Par malheur, son favori était Mécène, l'homme aux vingt-sept divorces; lui-même était arrivé au mariage par F adultère, et la litière voilée qu*on voyait entrer dans son palais ne dérobait pas aux yeux de chastes vestales. Sa fille et sa petite-fille, les deux Jolies , par les débordements dont elles déshonoraient son foyer, montraient tout le néant des réformes opérées par décret. Il pouvait envoyer mourir en Thrace

> Voir Boiflsier. Oavr. cité. Vol. l, c t.

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