‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 172 sur 236 · VANE D'OR D'APULÉE · texte numérisé non relu

VANE D'OR D'APULÉE

qa*à 'amuser leurs lecteurs : ils feront revivre sous nos yeux la société païenne dans les yilles et les campagnes, ETCC son mélange d'affiranchiSy de gladiateurs, de courtisanes et de mignons, sans oublier les prêtres charlatans. L'Ane d'or d'Apulée nous promène, à la suite du malheureux Lucius subissant son humiliante métamorphose, dans les bouges et dans les maisons de plaisance, dans les petites cités et dans les villages. Partout nous troufons le libertinage souillant le foyer domestique, FépcKise prompte à oublier ses devoirs, la sensualité déffirdonnée acceptée sans scrupule et décrite avec un pinceau lubrique et ardent^ les infamies c>ontre nature paraissant naturelles et provoquant plutôt le ridicule . que le scandale. Sur tout ce monde impur plane une Tague terreur du grand inconnu qui le précipite vers toutes les superstitions, surtout vers celles venues d'Orient, et le fait recourir aux sortilèges de la magie. La déesse voilée qui est l'objet de la vénération imi- Tcrselle est l'Isis égyptienne, qui est en tout point sem- MaUe à la Diane d'Ëphèse ou à cette Gybèle d'Asie Mineure dont les prêtres jouent un rôle abominable dans le roman d'Apulée. C'est toujours la grande Mère, la Nature qui est adorée dans sa puissance de reproductittn et de vie. La volupté est son culte et la magie son Wystère. D'une part, on demande à sa fécondité înépuisable d'épancher le fleuve des jouissances sensuelles, et comme on atteint promptement la limite de ces jouissances, on se r^ette sur le monstrueux qui semble les étendre. D'une autre part, on sollicite ses tKOdS cachées par des eharmes et des sortilèges, et on

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