CHAPITRE II
LE GHAISTIAMSMB ET LA PAMOLB
On s*abiiserait et on substituerait la fiction à Thistoire, si on opposait d'une manière absolue la Tie des chrétiens à celle des païens. Créature fragile, toujours accessible au mal, Thomme reste au-dessous de son idéal, et ne le réalise jamais que bien imparfaitement. L'Eglise a dû souyent pleurer les plus tristes défaillances aux jours de la persécution, et dans les rares intervalles de paix et de tran- ^aillité, elle a eu à combattre, surtout dans les grandes Tilles, le relâchement des mœurs, TinTasion de la friyolité mondaine, Tinflaence des femmes riches qui reprenaient Tolontiers leur ancien train de yie, et parfois aussi des compétitions .orgueilleuses entre ses adhérents pour se disputer ses charges encore si modestes. Cependant, malgré ces imperfections, le principe chrétien était si grand, si puissant, qu'il ne laissait pas que de s*implanter dans les cœurs et de recoBstitaer la tx^ morale sur une base nouyelle. Sa non-