LE DBOIT HUMAIN DANS LA FAMILLB CHRÉTIENNE
la première génération doB nouyeaux convertis se rapprocher de ridéal de la famille chrétienne, tel que Ta- Tait con$n saint PanL Le grand apôtre, tout en maintenant la hiérarchie naturelle et nécessaire dans cette famille renouvelée, recommandait au mari de tempérer et de modérer sa légitime autorité par une tendresse respectueuse envers un sexe plus faible. Le mariage chrétien devenait pour lui le type de Tunion mystique de TEglise avec le Christ, qui est la plus haute réalisation de Famour divin sur la terre, et la débilité tou* chante de Fenfance était confiée à la tendresse du père, qui a pour modèle Celui que TEvangile appelle d'un nom sublime, le Père des miséricordes. Enfin, sans provoquer aucune crise sociale, Tesclave, devenu Taffranchi du Christ, était déclaré F égal de sonmaitre devant Fêternité, et Fun et Fautre savaient qu'ils paraîtraient devant le même juge, vengeur de Fopprimé. Paul avait donné la formule la plus large et la plus hardie au principe d'égalité dans ces mots : « Devant le Christ, il n*y a plus ni Grec, ni Juif, ni homme, ni femme, ni esclave, ni libre ^ » Nous savons aussi avec quelle vigueur il avait dénoncé et combattu les infamies de la vie païenne, et exigé des chrétiens la pureté la plus scrupuleuse. Il avait ainsi constitué ce qu'il appelait si justement rSglise de la maison, la famille étant une v-éritable association religieuse fondée sur Famour divin.
n nous faut considérer maintenant ce qu'elle devint à Fàge suivant, alors que la religion nouvelle entra en