LA BIÈRE' CHRÉTIENNE
Kl femme se renferme dansr son intérîenr. £e cBristtanisme reprend et consacre la Tieitle devise romaine qui était Téloge suprême de la matrone : lanam fedt. \ £*éponse doit se Toner à la TÎe domestique , confecttomier de ses mains les yétements de son mari et de ses enfants, et au besoin préparer le repas de la maison, toujours prête à rompre le pain de Faumdne au panyre ou à l'étranger. Semblable à la femme forte des Proverbes, elle est la joie et l'appui des siens, et elle s^empresse, comme Sara, de dresser la table hospitalière. La femme est ainsi la diaconesse de la famille ; elle est plus spécialement chargée d'y représenter la douce charité *. Simplement vêtue de la robe qu'elle a tissée, sa figure brille d'une chaste beauté ; elle est la gloire de son mari, le vrai trésor de la maison. Incapable de manger le pain de là paresse, le miel de la charité décou}e de ses lèvres, sa bouche ne s'ouvre que pour des paroles sages, et ses enfants la bénissent dès le matin *. L^éducation de ceux-ci est sa première tâche, elle la partage avec son mari; car le but le plus élevé du mariage n'est pas de conserver par eux la race humaine, mais bien de les élever pour le cieP. On peut voir, par les reproches sévères adressés à Hermas dans le livre du Pasteufj combien la négligence de ce devoir est regardée eomme coupable. « De grandes afSictions ont fondu sur toi, lui dit la voix mystérieuse de sa vision, à cause des
* Clém., Pxdag.y 111, 10, 49.
* Id., 111, 1, 67.
* Ti T£y-va fj[ji.a)V tyj; èv XptJTÛ TcatSeiaç {JieTaXa^ÎTœaxv. (Clém., Strom., IV, 17, 110.)