‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 189 sur 236 · INSUFFISANCE DE CES ABIÉLIORATIONS · texte numérisé non relu

INSUFFISANCE DE CES ABIÉLIORATIONS

inflaence qnand elle proTenait d*uii Néron ou d'u Domitien? Tout ce qai fayorisait la dépravation générale se retournait contre les malheureux qui ne cessaient pas de dépendre du bon plaisir de leur maître. Le bel avantage pour eux de pouvoir en appeler aux tribunaux quand ceux-ci étaient occupés par des juges l&ches ou vendus I II est remarquable que les délateurs qui remplissaient TofiSce d'accusateurs publics niaient jamais produit un seul grief résultant de rinobservance des décrets impériaux en faveur de la classe servile, comme si ceux-ci avaient été frappés de caducité aussitôt après leur promulgation * . N'oublions pas d'ailleurs que les principes humanitaires de Sénèque sont développés dans un traité sur la Colère qui trace la plus efrayante peinture de la condition des infortunés soumis à toutes les barbaries de leurs tyrans domestiques, et que le code servile se résumait encore par ces mots : Tout est permis contre eux.

Si nous mettons hors de cause Télite morale de Taristocratie romaine, nous reconnaîtrons que le tableau si vivant que Plaute retrace de Fesclavage de son temps est encore fidèle aux premiers siècles du christianisme, du moins dans ses traits principaux. L'accroissement des richesses Favait étendu sans mesure. A la ville les esclaves ne se comptaient plus; ils remplissaient tous lesofiSces, depuis les plu^durs et les plus vils jusqu'à ceux qui les rapprochaient de la personne de leurs maîtres. Aux champs le travail était plus dur, sous le

1 Allard, rEsclave chrétien, p. 115.

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