LA TRIPLE IMMËRSIOM . -- LA PROFESSION DE FOI
femme» qui ne sont baptisées qu'après eux dénouent leur dieTèlure et déposent leurs ornements d'or et d*argent; rien d'étranger ne doit être porté dans l*eau ^ Elles sont assistées d'une diaconesse. Les catéctiumènes sont plongés trois fois dans la piscine *. Le diacre ou la diaconesse descendent avec eux dans Teau. Hs prononcent la déclaration solennelle de la foi qui seule donne droit AU baptême. « Je crois, disent-ils, au seul Trai Dieu le Père tout-puissant dans son fils unique Jésus-Ghrlrt notre Seigneur et notre SauTenr, dans TEsprit-Saint qui donne la yie et dans la yie étemelle '. — Je le crois, » s'écrie trois fois le néophyte. Après cette déclaration solennelle U est baptisé au nom du Père, du Fils et du 8aint*Esprit ^, au sortir de la piscine où trois fois il a été plongé et béni par TéTêque. Ce n'est pas encore assez; l'érèque ou Tancien demande une confession plus explicite de sa foi : « Crois-tu, ditil, en notre Seigneur Jésus-Christ, flls unique de Dieu le Père? Crois-tu qu'il s'est fait homme miraculeu-
1 c Nadi in «bcoIo nasdinur^ nndl etiam acoedimas ad iavaeram. » (Ami)rpsius; ^^rm^ XSk.) HhahXç Çévov u ç,l^ xb &§(i>p fepéT(t>.
[Const Eccl. Egypt,, II, 46.)
t « Non aemel, sed ter. » (Tertnil., Adv. Praœ,, c. 29. De çot*onë miHt. c. 8é)
» Const, Egypt,, II, 46.
* Jd., Il» 46. La formula du baptême cit toi^oora cello que Jostin Martyr nous a fiait connaître. Les Pèref des trois premiers siècle» la rattachent aux paroles de Tinstitution. (Matth. XXVIII, 19. Voir T«rtuU«» De àaptismQ^ 6. On>Hen, Spiit., 78, iS.) Oo peut néaamoiiif constater quelques variantes dans la formule du baptême. Parfois le è^' ivéfJLaTOç est supprimé comme dans le 49* canon apostolique, qui porte : eJç luaTépa %cd uîbv >cal à'^io'f TT^eujJLa. [Qomp. TertuU., Adv, Prax,, 96.) D'autres fois la formule est ainsi résumée : In nomine Ohristi, (Photii BibliothecOy cod. 380. Voir Gyprien, Epitt,, 78, 17.)
LA PftIÈBB ranJOUB DU NÉOraTTE. 31
sèment poor bobs par rineompféheDsiUe eonceplioii de rSspiit, qo'il est né de Marie la Tîerge samte sans le eonoDors de rhonme? Crois-tn qo*il a été cmeifié pour Dou aou Poiice*Pilate, qii*il est mort conformément à sa Tolonté pour notre salut? Groûkta qn*il est ressnaeité le troisième joar, brisant les liens de la mort, et qae remonté dans le ciel il 8*est assis à la droite da Père d*où il re^ndra poor joger les Tirants et les morts qntnd il apparaîtra dans son règne? Crois-tn aa Saint* Esprit sooree de tout bien et de toute Tie, qui purifie Umt dans la sainte Eglise? » Le catéchumène doit dire de noQTeau à voix haute : « Je le crois, » alors Févéque on Tanden prend dans le Tase qu'un diacre tient à sa droite l'huile de Teucharistie, et en oint le néophyte en prononçant ces paroles : « J'oins ton front de cette hnîle sainte an nom de Jésus-Christ * . » Désormais le nouToan chrétien appartient sans réserve à l'Eglise, il en a tous les droits. U est devenu vraiment un prêtre du Christ et pour bien marquer sa dignité sacerdotale, il est appelé au sortir de l'eau baptismale à prononcer lui-même la prière dominicale '. L'Eglise veut marquer ainsi qu'il est roi et sacrificateur selon la belle parole de Pierre. U n'est plus un profane; il est le ministre et Torgane de la communauté croyante, tout en se subordonnant librement à son organisation. Les baptisés reprennent leurs vêtements ; la coutume de les parer de
* Const. Egypt,, U, 46.
'Tc»v ^«icrtoôévtiAV icp09ftuxo(Jiiy(i>v. {Id., Il, 4S0 Cette prière da néophyte est spécifiée. {Const. apost., III, 18.) Il prononce la prière dominicale coBMna étant devenu 1^ fils de ia maison, à^ uloç ivaTpi.