‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 20 sur 236 · L'ONCTION D*HUILE · texte numérisé non relu

L'ONCTION D*HUILE

robes blanches ne date que de la fin da troisième siècle * . L^éyéque leur impose encore une fois les mains et prie en ces termes : « Seigneur Dieu, comme tu les as jugés dignes de recevoir le pardon de leurs péchés pour la vie à venir, rends*les dignes d'être remplis de ton Saint- Esprit ; et répands sur eux ta grâce, afin qu'ils te servent conformément à ton bon plaisir, car à toi, ô Père, ôFils, ô Saint-Esprit, est la gloire dans la sainte Eglise mainte-^ tenant et à toujours aux siècles des siècles ^. » Après toutes ces cérémonies les néophytes sont introduits dans rassemblée chrétienne ; Févèque ou Tancien renouvelle devant elle Fonction de Fhuile eucharistique: « J'oins ton front, dit-il à chaque nouveau chrétien, de cette huile sainte de la part de Dieu le Père tout^uissant, de Jésus-Christ et du Saint-Esprit. » Le signe de la croix est fait sur le front de tous les baptisés. L'évèque leur donne un baiser en disant : « Que le Seignear soit avec toi, » et ils répondent : « Qu'il soit aussi avec ton esprit. »

Pendant cette sainte cérémonie tout le peuple est en prière avec les catéchumènes ^, et cette grande scène se termine par le baiser de paix que les hommes donnent aux hommes et les femmes aux femmes.

Le repas eucharistique est immédiatement célébré selon le rite ordinaire, avec cette seule différence que Ton offre à ceux qui y participent pour la première fois le lait et le miel, qui leur rappellent, selon une image

* Cyrille. Hier, Cathec, mysiic, IV, 558. Eusèbe. VitaConstantini, IV, 6Î.

« Const. EgypUy il, 46.

^ llavToç TGu Xaou fijjwt Tcpoceu/oiiivou. (/r/., il, 46.)

SFrer PRODurr par la. cËKBiiONnL. as

tnea cosniie, qB^ite sont entrés 4aQS la CaBau spûritseile, la Traie terre de promesse * . Il parait qae dans quelques Eglises on avait la eoatame, avant le Imptémes de fEiire signer par écrit rengagement da néophyte^ eonme poar nn enrôlement dans la milice sacrée ^..Lç changement de nom aa baptême remonte à une époque postéiieore'. On le voit, la confirmation était étroitement liée au baptême ; elle ne constituait pas une cérémonie à part, elle en était le . couronoement et lui donnait sa significatioii morale. Elle était la proclamation éclatante de l'admission du néopbjte dans la société religieuse, pour en posséder les droits et en pratiquer les deToirs.

On comprend Teffet immense que devait produire la cérémonie du baptême sur ceux qui y participaient et y assistaient. Cette veille sainte, cette Eglise en prières autour des catécbumènes, ces rites simples et grands empreints d*une poésie majestueuse et touchante si adniirablement appropriée à Timagination de ces fils de TEgypte, cette terre natale du symbolisme , ces serments sacrés qui pouvaient être sitôt scellés par le sang, tout contribuait & rendre les souvenirs d^uue telle journée profonds et ineffaçables. Ce n* était point la vaine fantasmagorie des initiations aux mystères d'^' leusis, dlsis ou de Mitbra. Ici, Tidée resplendissait ai travers du symbolç au lieu d'être étouffée par lui. Le

^ Const, Egypt, 11^ 46. « Mellis ôt lactis societatem. » (Tertull., Adv. Mare,, l, 14. Ck)mp. Clément d'Alex., Pxdag,, l, 6.) La terre de Canaan eit daignée par cette expression. (Exode III, 8; XXXtlI; S.)

» Voir Angusti, Arehé6hg.y II, p. 486.

»W.,p. 474. , ,|lv: ;c,-

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