‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 194 sur 236 · LE CHRISTIANISME ABOUT MORALEMEIIT L'ESCLAVAGE · texte numérisé non relu

LE CHRISTIANISME ABOUT MORALEMEIIT L'ESCLAVAGE

famille antique est sincèrement Tespeetée par elle; à nn esclave qui se présente ponr s'asseoir sur k banc do catéchnménat est tena d'apporter une attela tation de son maître sor sa bonne conduite*. Cette exigence, qui n*ayait d'application possible que dans une maison chrétienne, était une conséquence naturdls du maintien de Tinstitution légale, car on ne pouvait, sans rompre entièrement le lien de dépendance entre Fesclaye et le maître,, ne pas prendre tout d'abord les informations nécessaires sor le nouyeau catéchumèna auprès do chef de la maison, et lui demander son appiobation sous la réserve que TEglise demeur&t juge en dernier ressort. Il n'est donc pas douteux que i'esdavagen'a pas été formellement abrogé par l'Eglise ; elleJi^en a pas moins trayaillé tous les jours à l'abolir par la transformation qu*elle loi a fait subir. Elle loi a enlevé sa raison d'être en élevant à la vie morale, à sa dignité» à ses droits et à ses devoirs la misérable créature où l'on n'avait vn jusqu'alors qu'un corps et un instrument ; non contente de protéger sa faiblesse, elle a dès le débot tendo vers son affranchissement total. La maison chrétienne a été sur ce point, comme sur tous les autres, le berceau de la réforme sociale, et c'est à son foyer que la grande idée d'humanité a triomphé de sa pire contradiction.

La première chose à faire était de s'occuper de l'esclave, non pas pour en faire un client de parade dans une déclamation philosophique, mais pour prendre en

* Et ozuK6(; àori xtcTOîi xat epwTadTO) o Y.ùpioq auToy et ouvsuSoxeï- {Co7ist' Eccl, EgypL, II, 40.)

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