CHAPITRE IV
LE CnBISTIANlSHB DANS SES RAPRORTS AV£C L ETAT ET LA SOClÉTé
La notion antique de TÉtat est le fondement même de la société païenne. Le droit priTé y est totalement sacrifié an droit de la cité ; la chose pnblique, la ret publiea importe sente. De là deux conséquences : tout d'à* bord le droit du citoyen existe à Texclusion de tout antre; quiconque ne le possède pas, fût- il né sur le sol de la citéy n'y participe à aucun degré; la femme et Tenfant ne s'en réclament que parce qu'ils sont placés sons la dépendance du père de fomille qui est le citoyen actif. L'étranger ne peut y trouver aucune garantie. En second lieu, ce droit lui-même est limité et ne prime jamais sur l'autorité de ngltat, même quand il s'agit de ce qui est la propriété inaliénable de Tbomme, la pensée, la croyance. Ce qa*on appelle la liberté dans l'antiquité classique n'est jamais ce que nous entendons aujourd'hui, c'est une souYeraineté collective qui pèse de tout son poids sur rindividu. Cette omnipotence de l'État sons la ré-