‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 204 sur 236 · L'ÉTAT ACCEPTÉ GOMME INSTITUTION DIVINE · texte numérisé non relu

L'ÉTAT ACCEPTÉ GOMME INSTITUTION DIVINE

qa*cntraTera poar des siècles ranion entre TÉglise et Fempire, mais qui n'en a pas moins été comprise dès le premier âge da christianisme.

La religion nouvelle ne s'est pas contentée d'nne acceptation implicite de ces idées réformatrices; elle les a exposées avec une parfaite clarté. Le danger pour elle était de se porter d'emblée à l'extrême opposé de la notion antique de l'Etat et de rompre le lien social au profit de l'indépendance absolue de l'individu. On ne peut nier qu'il y ait eu des sectes animées d'un sombre fanatisme pour lesquelles l'empire romain a été une manifestation de l'enfer. Attendant d'un jour à l'autre •le retour du Christ sur les nuées, ces chrétiens exaltés enveloppaient dans une condamnation absolue toutes les institutions du passé et souhaitaient la destruction de l'Etat. Le montanisme, dans ses ardentes extases, croyait déjà entendre les trompettes du jugement suprême, et il essayait de préluder par avance à leur sinistre harmonie. Bien n'est plus opposé à la doctrine dominante de l'Egliseï au courant général de sa pensée ; ses plus fidèles organes n'ont pas démenti la sagesse de ses premiers apôtres, qui même en &ce de Néron ont su 8*élever de l'odieuse défiguration du pouvoir civil à son idée, à son principe, et ont reconnu l'Etat comme une institution divine. Ils ne pouvaient mieux le prouver qu'en s'imposant le devoir de prier pour l'empereur dans toutes leurs assemblées de culte *. C'était reconnaître de la façon la plus solennelle que le pouvoir civil est

1 TertalLj ApoL, c 8S.

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