‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 214 sur 236 · LA BEAUTÉ CORRUPTRICE SEULE CONDAMNÉE · texte numérisé non relu

LA BEAUTÉ CORRUPTRICE SEULE CONDAMNÉE

ridolâtrie. Avant de réaliser le type de la Traie beauté, il fallait détruire celui de la beauté fausse, perfide, dangereuse^ qui était comme la Gircé de Thumanité païenne. Les grands esprits qui ont parlé au nom de l'Eglise ont eu raison d'être impitoyables pour Fart corrupteur qui introduit la volupté dans T&me par les yeux charmés ^ Ils le condamnent sans pitié toutes les fois qu'il empoisonne l'&me et souille la vue, eût-il toute la séduction de la poésie d'Homère^. « 0 beauté mère de l'adultère ! » s'écrie Clément d'Alexandrie en &ce de la beauté fardée et provoquante qui entraîne l'homme à sa perte'. Ce n'est pas que Clément maudisse jamais la beauté en elle-même; il consent même à admirer ce qui a pu en subsister dans les chefs-d'œuvre de l'art antique, pourvu qu'on la sépare de sa destination idolâtre *. Ce qu'il veut avant tout, c'est préserver la vraie beauté dans sa fleur des abominations qui la souillent ; ce don du ciel ne se garde que par la pureté. « 0 homme, ditil, ne sois pas le tyran de la beauté en la violentant, coutente-toi d'être son roi ^ » La forme humaine n'estelle pas rimage sacrée de la beauté souveraine dont toutes les autres ne sont que le reflet • ? C'est ce reflet qu'il faut laisser briller sur la forme humaine; c'est pourquoi on doit la dégager de tous les ornements sous

» Clém., Proirept.y IV, 57.

» Clém., Pœdag,, Ilï, 2, U.

^ 'Q 7,aXXou; ]kzv/vf.yj. {Id., III, 9, 13.)

{Protrept,, IV, 57.) ' M')) T'jpavvT/jsY;; TOUxaXXcj;! [Protrept., IV, 49.) * T5t£ TTpojy.uvYîao) to y.aXXo; to dX'^ôivbv, o àpy^sTUicov èori

TÛv xaûv. (Id.)

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