‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 219 sur 236 · LE CHRISTIANISME ET L*ÂSGÉTISMB · texte numérisé non relu

LE CHRISTIANISME ET L*ÂSGÉTISMB

L'ascétisme qui honore la nature humaine en refoulant ses instincts inférieurs, n'en est pas moins une grande erreur morale. Il ne faut pas le confondre avec Taustérité qui tient le corps en servitude et le soumet à une forte discipline sans chercher à le détruire. L'ascétisme va plus loin ; il regarde plus ou moins Téléuient corporel comme un mal en soi, et la vie complète qui aboutit À la famille comme une condition inférieure en dehors de laquelle il faut chercher la perfection. Quand le christianisme parut, Tascétisme régnait dans tout rOrient, il avait pris dans Tlnde des proportions grandioses avec le bouddhisme, qui assimilait le mal non-seulement à l'élément corporel, mais à Télément créé ou fini, et aspirait à perdre toute vie particulière dans le vide immense. Partout où dominait le dualisme, Tascétisme triomphait, du moins auprès des Ames les plus nobles, gui, dans la grande dualité de la chair et de l'esprit, prenaient parti pour la vie supérieure. Si une religion semblait contraire à Fascétismc, c'était bien le judaïsme, qui

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