PROGRÈS DE L'ASGËTTSIIE AU TROISIÈME SIÈCLE
tifler Paccnsatioii qu'on loi prodiguait d'être Tonne* mie da genre bnmain. Elle profitait de la théorie da conseil éTangélique, tout en maintenant pour Tensemble du peuple chrétien la légitimité du mariage. TertuIIien lui-même s'était bien yu obligé de le rec<HinaUre malgré ses répugnances. S'il n'existait pas, a^ait-il dit, que deyiendrait l'humanitéi à commencer par celui-là même qui le combat? Si Ton ne pouTait se marier, il n'y aurait pas lieu & la continence et à ses sacrifices Yolontaires ^ Le sage Denys d'Alexandrie trouvait de meilleures raisons pour le défendre, quand il reprochait & un ardent fauteur de l'ascétisme de Touloir mettre sur les épaules des hommes un fardeau qu'ils ne pouTaient porter^. Le mari|ige était donc légitime pour la masse des fidèles, tout en étant considéré comme une condition inférieure de la Yie spiritaelle. Aussi, la tendance à lui soustraire le clergé se fortifiait tous les jours. Nous avons yu que les secondes noces lui étaient interdites dès le second siècle; à la fin du siècle suivant, les premières noces ne furent tolérées pour les évéques et les prêtres que dans le cas oà elles avaient été contractées avant leur ordinatioa '. Le concile d'Ancyre en Tan 305 ne fit plus d'exception que pour les diacres ^. Quant aux évêques et aux prêtres qui avaient contracté le mariage avant leur entrée en charge, il leur était défendu de se séparer de leur
^ Tertnll.^ Contra Mare., l. St.
« Eusèbe, H. E., IV, St.
• î«l àÇetvat aÛToTç \»xxà xetporovCow ês^d}xo\ç ouctv In 2i:t ^é^of 2p^eo6at. (Const, âpost., VI, 17.)
♦ Concil. Ancyr. (Can, 10.)
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femme <• Le concile d*Etyire fit ane inMifatioB violente qtiand il Tovlat interdire aux cleres manés fai Tîe conjugale'; le oendle de Nicée rapporta cette prescription qoi ETait été inspirée par rezaltation d*oii lendemain de persécntion. La virginité yobmUSste ht encen* nagëe en dehors du clergé^ comme le proinrent les grands éloges qne loi prodigue Cyprien, Orlgène avait lotie avant lui cenx qui cherchent la retraile loin dn monde pour mieux servir Dieu et se vouent è la pauvreté volontaire. « Si nn homme, dit-il, s'est tont entier donné à Dien, s'il s'est déchargé de tous les soins de la vie présente, s*i1 est séparé des antres hommes qm vivent pour elle, ne cherchant {dus ce qui est de ta terre, mfAs seulement les choses célestes, il est vraiment digne d'être appelé saint ^. >
Les mêmes principes furent appliqués au jeûne. Le montanisme exerça également sur ce point une influence prépondérante, sans toutefois entraîner TÉglise à son abstinence digne des pythagoriciens, mais il la gagna à son opinion sur la valeur expiatoire du jeûne. Au temps de Tertullien l'Église maintenait encore une grande liberté sur ce sujet; il n'y avait de jeûne obligatoire qae celui de la grande semaine de Pâques dans la nuit cornméraorative de l'ensevelissement du Christ *. Il fiât bientôt plus strictement réglementé, et la coutume de le célébrer les jours de stations, le mercredi et le ven-
* Canones eccles, qui dicuntur apostoi. (Can, S.) > ConcîL Eliberit. 'Can, 33.)
* « Si quis separatus est et segregatus a reliquis hominibas caraaliter viventibns, iste merito sanctus appellatur»{Orig., InLevitic, Homil.f XI, 1.)
* Tertull., Dejejun.^ 2.