‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 224 sur 236 · LE CHRISTIANISME DES CATACOMBES · texte numérisé non relu

LE CHRISTIANISME DES CATACOMBES

aux fresques symboliques qui recouvrent leurs murailles des renseignements certains sur la vie des chrétiens aux deuxième et troisième siècles de notre ère : c*est le meilleur moyen de résumer et de confirmer cette histoire de rÉgUse des prâmien âges. Il n'y a pas dans rhistoire de monument comparable aux catacombes pour nous faire connaître sûrement une religion par les sentiments de ses sectateurs fidèles. En effet, les premiers cimetières chrétiens nous présentent cet inté* rèt particulier, que nous n'y trouTons pas Fexpression o£Bcielle, solennelle du sentiment religieux et moral, tel qu*il s'exprime dans les livres qui relèvent la pensée d'une forme quelque peu apprêtée, bien moins sincère que lorsqu'elle se produit spontanément, sans «neone intention de puUicité. Les catacombes nous la donnent dans toute sa simplicité première, naïve et franche, telle qu'elle a jailli du cœur d'un père, d'une mère, d'un époux pleurant un être chéri. Pfous n'entendons pas la voix grave de Févèque ou du docteur qui parle ex eaihedrdy mais celle de cette fiachel dont parle l'Evangile, qui pleure Tenfant qu'elle vient de perdre, la voix des frères, des amis d'un mort bien-aimé qui ont besoin d'attester leur tristesse et leur espoir. A côté de l'Eglise, qui, sur la tombe de ses glorieux martyrs, redit sa foi et exprime son héroïsme, la famille chré^ tienne se révèle à nous dans ce qu'elle a de plus intime, par quelques mots gravés d'une main émue ou par quelque symbole touchant. Remarquons, en outre, que ces révélations sincères des pensées et des senti-* ments des premiers chrétiens se produisent dans un

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de ces moments où le eœor IwBudn, r^mié jusque ÙÊBàm ses pvolimdsmnB, s'élèiie forcément sous TiiiflMSiee da deuil au-dessus de la banalilé ordinaire i» rexistenee. On se tromperait fort si Von croyait qn^en éehappanl i la Tiil|^rité des jonrs paisibles^ il tst moins Hii*mâme^ et nous trompe snr soa état Yéti^ table. Cesl idors^ an contraire^ qu'il se fait le mieux eannaitre. La ^értté bnmaine est Toilée par les réalités mesqnînes de la Tie coorante; les grandes aoufflranees BO font que déchirer ee Toile el lui permettent de se maûfeater» A cet dbrers égards, les oataeembes noos dssment les sources d'information les plus sture^ et les idas préoienaea snr la Tie morale des premiers chrétiens^ Bien ne peut rendre Timpression dont on est saisi foand esi parcourt ces longs et obsenrs cMloirsdont les pmeeîs lenfemaent tant de dépouilles sacrées et sont esniieftes dlnnombrables inscriptions et de fresques symbolignes. Il semble qae toute cette poussière se ra« nûne, que la flanune immortdle qui la pénétra brille de ism plus pnr éclat, que la Tision ém prophète d'IsraH se reBeo^reUe, que les ossements prennent Tie et qne rij^e héroïque dea praniera sièdea reparaît sous nos ynxy triomphant des prétendus Tainqumirs dont die «sndt d*arfanee retracéla défaite dans d*expressib sjm* htàcB. Pour edni qû a Yéon dana la famifiarité de ee grand passé, il ressnsette véritablement peur lui sous Ml voàtea <riMBCures ; il en obtient nne de ces intuitions i^pidesy mais qn^oa B^oidslie plus, qui font franchir ks •HMea à la pensée et M permettent da vine ns instant dans nne époque loîntaine*

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