‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 29 sur 236 · SÉRIEUX EXAMEN DO CANDIDAT · texte numérisé non relu

SÉRIEUX EXAMEN DO CANDIDAT

redresse ce qai est égarée L'Eglise est le port des naa- Iragés. Imite le médecin qui se montre à la fois plein d'habileté et de sympathie, apporte la gaérison à tons ceux que le péché a atteints, car ce ne sont pas les justes mais les malades qui ont besoin de santé. Tu es le médecin de FEglise du Christ, offre à chacun le remède propre à guérir sa maladie. BappcUe-toi que le bon berger donne sa Tîe pour ses brebis, et qu'il porte dans ses bras celles qui sont malades * . »

On ne saurait entourer de trop de précautions Taccës à une charge si importante ; aussi les garanties morales les plus sérieuses sont-elles demandées au candidat. Sa réputation doit être sans tache, même parmi les païens; il doit être connu pour sa libéralité envers les pauvres, sa sobriété, sa pureté, son absenee^d'ambition, son esprit de paix, sa mansuétude. C'est un bien s'il n'est pas marié; qu'au moins s'il l'a été, il ne l'ait pas été deux fois et qu'il garde ses enfants près de lui ^.

Evidemment la constatation de ces qualités demande un examen sérieux avant l'élection proprement dite. Les diacres et les anciens étaient chargés de la pré^ sentation do candidat, sauf le cas déjà mentionné des toutes petites Eglises '. Us se faisaient assister des èvè-

^ Const, apost.y 11^ 20.

* KaXbv \kbt eîvat à^ûvaiov, et iï jat^, àizh jaioç -^vaixiç, wai&fatç |JiéTOXOÇ. (Const. copte^ I, 13.)

» G*e8t ce qui semble ressortir de ce passage : èvofxaffBévroç xal àpéaavTOç. {Id,, II, 31.) On voit qae le candidat était nommé, désigné, ayant d'être agréé. Les anciens sont évidemment chargés de cette présentation. Nous avons constaté qu'ils sont remplacés dans les petitsi Eglises par trois hommes désignés par les Eglises voisines pour présider à l'élection épiscopale.

L'ÉLECTION BtJ PEUPLE TOUJOUfi» NÉCESSAIRE. ^

qaes des Eglises voisines et réclamaient leurs prières ^ n faut bien se garder de yoir dans cet examen prélimir naire et dans cette présentation la condition principale de la nomination définitive, comme si Sélection n'avait été qil*iine simple formalité. U n*en est rien. L'élection est Tacte esseùtieL L'article fondamental du droit ecclésiastique est ainsi formulé daiis notre plus ancien docu^ ment : « QueFévéque soit nommé après avoir été élu par tout le peuple et trouvé irréprochable. ^ » Ce n*est pas même assez de s'être entendu sur le candidat après qu'il a été soumis à l'examen le plus sérieux. L'électioti ne sera définitive qu'après une solennelle ratification. Dans la semaine qui précède sa consécration, l'Eglise eat en prières constantes : « O Dieu, s'éorie^t-elle^ montre ton amour à cet homme que tu as préparé pour nous ^. » Quand le grand jour est arrivé pour lequel on a le soin de choisir un dimanche, les évéques des paroisses voisines se réunissent aux diacres et aux anciens de l'Eglise à pourvoir. Le président de l'ass^Uée pose la question suivante aux fidèles et au clergé : « Est-ce bien là l'homme à la direction duquel vous voulez vous confier? » Si la réponse est affirmative, l'évéque président pose cette nouvelle question : « Lui rendez-vous témoignage qu'il est digne de cette sainte et grande foneti<Ni? 8a piété envers Dîen a-t*elle été pure? art-il observé la justice envers tous les hommes ? ant-il exercé la disci-

^ 2iivei2oKa6v9(tfY icivr^v t(&v ixicn^Ktdv. [Cènst. copiei, Ily ad,.)

* Camt, Ethiop., canon S. Bunsen^ HippolIffMi^ U ^Xt^é S7 .

66 GONSBCRÂTION DE L'ÉVÈQOE.

pline dans sa propre maison ? Sa yie a-t-elle été irréprochable? Est-il à Tabri de tonte accusation ainsi qné lesB membres de sa famille ? » Par trois fois la mémo interrogation est faite. Après quoi les Toix sont recneillies. Quand le choix a été ainsi arrêté en toute liberté, rassemblée se recueille dans Foraison et TéTéque procède à Timposition des mains * . Le consacrant se tient debout entouré de ses collègues, des anciens et des diacres. Il étend la main sur le candidat. Parfois un ancien est délégué pour prendre part à cet acte solennel^. Plus tard la coutume s* établit de faire tenir par les diacres un exemplaire de TEYangile sur la tête du consacré. L'évèqne qui préside à la cérémonie prie en ces termes: « 0 notre maître et Seigneur, toi le seul étemel, le seol souverain, toi qui es toujours, toi qui étais ayant les siècles, toi la yérité, toi le seul sage, toi Famour, Died et Père de ton fils unique Jésus-Christ, toi le Père des compassions et le Dieu des consolations, toi qui as déterminé les bornes de ton Eglise par la vertu de ta charité, toi qui avais choisi dès F origine la race sainte d'Abraham élevant dans son sein des rois prêtres^ répands maintenant la vertu de ton Esprit souverain. 0 toi qui possèdes les cœurs de tous, donne à ton serviteur choisi pour être évèque de paître ton troupeau d'une manière irréprochable la nuit comme le jour et de Rapporter dans là douceur et la pureté de cœur le parfum d'agréable odeur par ton fils Jésus-Christ notre Dieu et Sauveur, par lequel et dans le Saint-

^ Const apo8t,,Ylll, k. ...

* Const. Sthiop,^ c&noa S.

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