SOUS-DIACRES. -^ LECTEURS. — PRB9TI6B DU CONFESSEUR
bouche qm doit redire les diyins oracles soit pore. Nal n-est admis à être lecteur si la moquerie proAne ou les paroles vaines ont souillé ses lèvres. Le leeteur doit mettre sa Tie d*aceord ayec les enseignements ssr erés qu'il fait entendre au peuple chrétien . Il conrient que celui qui lit rEvangile soit un trarailleur fidèle au service de Dieu et comprenne la portée de sa tftche^ Le lecteur ne reçoit pas Timposition des mains. L'é- Tèque se borne à lui remettre le livre sacré en priant pour lui *.
Il parait que déjà à cette époque les diacres étaient suppléés par des sous-diacres'.
Toutes les formes de la consécration sont abrogées pour le confesseur. Ses souffrances sont considérées comme la plus valable des initiations. Une fcHS qu*il est choisi pour être ancien ou diacre, il est institué immédiate* ment. Limposition des mains n'est requise pour Inique s'il est élevé à Tépiscopat. La prison où il a été jeté pour le nom du Christ est considérée comme une préparation su£Bsante aux plus hautes charges; elle vaut pour loi Técole des apologètes les plus illustres, s'appelassent-ib Clément d'Alexandrie ou Origène. Il suffit qu'il puisse prononcer la prière eucharistique devant l'Eglise * ; on passe même sur les incorrections de la forme, pourvu qu'aucune atteinte ne soit portée i la saine doctrine. La consécration n'était pas non plus conférée à ceux qui
èpY^^v iccot2^ vctpà tî^ Oei^. {Cmut. copie, l, 15.)
• Cotut. apoit., VUI, t». Conti. eopie, II, 8S.
• Const. mpost,, VUI, Si.
^ Uâç xotà t)]v 86va(jLtv dkou irpootuxéoOo). {Cotut copie, U, Si.)
MISSION ras mÈSuasa dams lïguse. n
«Taient le don de gaérir les malades. En effet, mdle eonatatation o£Scielle n'était nécessaire, la chose parlait d'elle-même. La même règle s'applique aui exorcistes^ par la raison que la libre puissance de Dieu éclatait dans l'exorciste ^ Le célibat n'est point imposé aux éyéques et aux anciens, bien qu'un préjugé en sa fayeur commence i se déyelopper et que les secondes noces soient ^considérées de plus en plus comme incompatibles avec la charge ecclésiastique. Nul vêtement particulier ne distingue encore le clergé, il est en réalité mêlé i la rie commune.
Le grand art du christianisme primitif était de faire concourir toutes les aptitudes au bien général et d'utiliser tous les dons. Non content d'avoir relevé la femme et de lui avoir donné au fbjer la tâche la plus belle et la plus sainte, il la recueillait après que les liens tendres et sacrés de la ftmille avaient été brisés pour elle, et lui faisait sa part dans l'œuvre commune. Les pafens euxHnémes avaient signalé le fait. Pline le Jeune avait poursuivi devant les tribunaux des femmes chrétiennes qu'il désignait d'un nom qui rappelle les fonctions de diaconesse^. Lucien, dans. son mordant pamphlet de Peregrinus^ se moque des femmes figées qui portaient des aliments aux prisonniers chrétiens '. Evidemment U&ît allusion aux peuves^ qui déjà du temps des apôtres étaient non-seulement secourues par l'Eglise, mais encore
> Comt. copie, 11^ tS.
* t Mimstne. » (Pliiie le Jenne^ Ep., Ub. X, 96.)
' Laden^ PeregrintUf % IS.