LES VEUYES^ LES ANCIENNES ET LES DIACONESSES
employées par elle S sans qu'on puisse exactement distinguer leur emploi de celui des diaconesses proprement dites, qui sont déjà mentionnées. Peut-être n'y atait-îl entre elles d'autre différence que celle de l'Age. La diaconesse semble ne pas avoir été astreinte à cet égard à des conditions aussi rigoureuses.
A la fin du second siècle, les yeuves de l'Age apostolique portent le nom d'anciennes ^. Les diaconesses n'ont pas disparu, mais elles remplissent A peu près le même office. La cléricature proprement dite n'existant pas pour les femmes, elle ne pouvait servir à les distinguer entre elles. L'ancien se distinguait très-nettement du diacre, comme faisant partie du clergé et recevant la consécration. Rien de pareil n'était possible pour l'oii* cienne^ car la règle invariable dans l'Eglise était que la femme ne pouvait revêtir aucun caractère sacerdotal '• Aussi Y ancienne ne recevait pas l'imposition des mains^ On se contentait de prononcer son nom devant l'Eglise alors qu'on l'adjoignait aux autres veuves qui étaient dans la môme position. Il n'y avait donc aucune différence essentielle entre l'ancienne et la diaconesse. La première parait pourtant avoir été plus particulièrement appelée A vaquer A la prière : c'était sa vocation principale^ A l'exemple d'Anne la prophétesse^. Elle devait entretenir le feu sacré de l'oraison, appeler les consolations de Dieu sur les chrétiens éprouvés et chercher sa
i 1 Tim. V, 9.
' 'H TCp€a6uTiç. (Contt. copte, II, 87. Const, apost^ IIl^ 5.) ' OHèï Tcpofffépet o5Sà XeiTOUp^^t* {Contt. coptt^ II, 37.) * Cottst: apost.f III, i.