LES VIERGES
lumière. Dans les petites Eglises, deax yeaves étaient désignées poar vaquer à la prière, tandis qa*ane troisième était seule à soigner les femmes malades ; leur devoir à toutes était de désigner aux anciens les maisons où la souffirance rendait leur intervention nécessaire * . On exigeait d* elles une sobriété parfaite, un désintéressementabsolu. £llesn*étaientadmises que sileurveuvage n* était pas récent et après épreuve. « L*àge même ne garantit pas des mauvaises passions, qui -vieillissent avec rhomme ^. » Ce qu*on veut éviter par-dessus tout, c*est la possibilité d*un second mariage. L*idée ascétique se greffe aisément sur cette institution ; aussi la condition d*Age finit-elle par paraître beaucoup moins importante que la chasteté complète. Des veuves de quarante ans furent admises, et même déjeunes vierges^. Nous avons dans cette institution ainsi transformée les premiers germes des ordres religieux de femmes. Nous en sommes pourtant encore bien éloignés, car il est spécifié que la vierge qui se donne au service de TEglise ne doit pas recevoir rimposition des mains: « Sa libre détermination seule la retient dans la virginité. Le combat de la chasteté est de son choix , il ne doit point être tourné en reproche contre le mariage, mais au service de Dieu *. »
1 Const apost.f 1, 17.
■ Ta Y^P wàét) loO' 5x6 cirffrfic^ tApùmoiç. (CotuLeoptef il, ^1.)
* XfSpai %cA icapOévot icoXXixtç VTjoreuéxoaav. (/</.« U, 47.) TertoUien parle d'une yierge de cette catégorie qui ii*a pas vingt ans. (De Virgin, veiandis, 9.) Des veayes de moins de quarante ans étaient anasi admises. (Aogusti, Archéoiog,, î, p. 959.)
* rv<i>|jLiQç èoTt xb ëicaXOov, oôx hà 8ta6oX^ xou ^dEiitou iXX' èwl o^oX^ xfjç e5ae6e(aç. {Canst. apost.,yj\l, S4.)