‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 35 sur 236 · VRAIE GRANDEUR DE LA FEMME CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

VRAIE GRANDEUR DE LA FEMME CHRÉTIENNE

La diaconesse est dans les mêmes rapports Tis-à-Tîs da diacre que Y ancienne TÎs-à-Tis de Tancien. Elle rem«» plit le même office conformément à son sexe. Le soin des pauvres est sa fonction principale. Elle assiste les catéchumènes femmes dans la cérémonie du baptême. Parfois même elle participe à leur instruction religieuse * . La diaconesse exerçait une certaine snrrefllance sur la conduite des femmes et devait en référer aux anciens et à révêque. La défense de lui imposer les mains ne parait pas avoir été absolue, car il y a trace, dans nos documents, d*une cérémonie et d'une prière d'investiture pour son entrée en fonctions'.

L'Eglise, en créant des chairs pour les femmes, se gardait bien de vouloir fermer toute antre issue à leur dévouement chrétien : « Si quelqu'une d'entre elles, lisons-nous dans le document, copte, sans être ni an^' eienne ni diaconesse, veut faire le bien, qu'elle le fasse selon son impulsion, car ces actes saints sont les plus précieux trésors du Seigneur '. » On ne pouvait mieux relever le sacerdoce universel de l'amour compatissant. Il importait peu à la femme chrétienne de ne pas prendre place dans la hiérarchie des pouvoirs ecclésiastiques, puisqu'il lui était possible de s'élever au plus hant rang dans l'ordre de la charité. Une tradition obscure,

i Const, aposL, S9. Le concile de Carthage (IV, o. 12) porte è Végarà dès diaconesses la prescription suivante^ qui évidemment se rapportait à un usage ancien : a Ut possint apto et sacro sermone docere împàritas ^ msticas mnlieres^ tempore quo baptizandse sunt : qualiter baptizatori interrogatœ respondeant, et qualiter accepte baptismo vivant. »

• /rf., vin, 19.

• Eî Ttç Ixépa Po6XotTO ipYotY^OetV icoishco xaxà "riîv TCpoOu(i(acy aixîjç. {Const. copte, 1, 17.)

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