LES RESSOURCES HATÉRŒLLES DE L'ÉGLISE
délms fragmentaire de Thistoire éyangélique, circulait en Orient ait sujet de la position faite à la femme dans r£glise. Après avoir constaté que Jésus-Christ FaTait volontairement exclue de la chambre haute où il institua la cène, pour montrer qu*elle ne devait point participer à la consécration du divin repas, les chrétiens d^Egypte racontaient que Marthe de Béthanie, probablement froissée de cette exclusion, avait surpris avec indignation un étrange sourire sur la figure de Marie. Elle demanda à sa sœur d*où lui venait cet éclair de joie : — « Je souris, répondit Marie, parce que lorsqu'il nous enseignait, il nous disait que notre faiblesse est sauvée par sa force ^ » Qu'est-ce à dire, sinon que la femme est relevée par le Christ de tout ce qui paraît faire son infériorité, et qu'elle trouve à ses pieds la puissance souveraine de Tamour ? La charité féminine, personnifiée par rhumble Marie, a gardé son divin sourire ; elle se soucie peu d'être exdne des grandes charges de l'Eglise, parce qu'elle sait qu'dle remplit le plus glorieux et le plus efficace des sacerdoces *•
Lés soins de la charité, la célébration du culte, les agapes, Tentretien au moins partiel des chrétiens revé-
^ Tb dbOevlç ità tou {oxupou Gtù^cexoLi, {Const, copte ^ I, 21.) * Si l'on tient compte da contexte, on reconnaîtra qa'on ne peat donner on antre sens k cet obscur dialogae entre Marthe et llarie. n vient dans notre docoment copte immédiatement après la déclaration que la femme eiteiéloe de tout office poUdc dans le cnlte. Marthe^ la femme pratique et poiltiTe, ne comprend pas que Marie poisse être joueuse, dans une position îi inférieure. La réponse de Marie porte sur la diyine compensation que la ftdblesse trouve dans la forot du Gbrist qm rejaillit sur eUa, la relève et la glorifie par ramoor.