W., IV, «I
* Cofut, copie, l, 18.
^ Tàç 'Kopovdaç. (Exuèbe, B. E., Y 9 Vif)
98 LES ÉGLISES APOSTOLIQUES GARDIENNES DE LA IBAAlTION.
ce sont celles qui ont été fondées par des apôtres on leun disciples immédiats, telles qne les Eglises de Jérosalôn, d'Alexandrie, d'Antioche, de Bome et d'Ephèse. EDes n*ont point une supériorité de juridiction, aucune d*éhtre elles n*a une autorité reconnue sur la plus petite communauté. Leur importance consiste surtout en ce qn^elks sont les plus sûres gardiennes de la tradition primitÎTe. Elles sont des centres non de pouvoir mais d*information, à commencer par la plus puissante d*eiitre elles, l*Eglise de Bome. Irénée dans nn texte fameux déjà interprété par nous ne la met en première ligne que parce qu'elle est plus à sa portée qu'aucune autre ^ n est éyident que ces grandes Eglises par leur position même a-vaient une influence prépondérante; Borne et Alexandrie étaient des foyers puissants qui faisaient rayonner an loin toutes les idées qui y avaient cours. L'idée chrétienne participait à ces avantages qai étaient dus en grande partie à des circonstances pnre^ ment extérieures. Il n'y avait dans cette prépondérance que la conséquence naturelle d'une situation favorable et non un droit de primauté découlant d'une institution. Déjà à cette époque dans les cas graves et difficuKéfl les Eglises d'une certaine zone se réunissent en conf^ rences ou en synodes à l'imitation de ce qu'avaient fait les apôtres à Jérusalem lorsque s'était posée pour enx li question si délicate de ce qu'il fallait conserver des anciennes pratiques pour les païens convertis. Ces synodes n'ont au début aucune périodicité, ils répondent à
^ Irénée, Contra h^eres., UX, t, 4.