‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 62 sur 236 · IL ÉQRIT A SON PROPRE CLERGÉ ET A SON TROUPEAU · texte numérisé non relu

IL ÉQRIT A SON PROPRE CLERGÉ ET A SON TROUPEAU

qui font TETangile, mais FETangile qui fait les martyrSf et qu^il n^y a qu*un seul nom donDé pour la rémissioa des péchés, celui de Jésus-Christ ^

Après s^ètre adressé aux confesseurs, Cyprien s'adressa à son propre clergé ; il lui rappela tout ensemble les règles de la pénitence yéritable et les droits de répiscopat : « Eh qaoil dit-il, pour des péchés beanconp moins grands les pécheurs observent les délais marqoéa pour la pénitence, ils s'astreignent aux règles de la discipline, font une confession publique et ne participent à la sainte communion qu'après avoir reçu TimpositioE des mains de Tévéque et des prêtres. Et maintenant en pleine persécution les apostats sont reçus à F eucharistie sans pénitence régulière^ sans imposition des mains de Tévéque et du clergé * I » Gyprien ne se contente pas d'en appeler à son clergé; avec une grande habileté il porte la question devant le peuple chrétien tout entier. Il déclare qu'il ne veut rien Mre sans son appui et son consentement '. Il proteste de son amour pour son troupeau; c'est parce qu'il est plein de compassion pour les âmes qu'il ne veut point de précipitation dans la réhabilitation de peur d'accroître le courroux de Dieu. Est-il raisonnable de lancer sar les flots le navire qui fait eau, avant de l'avoir radoubé? Ne peut-on pas accuser légitimement d'impudence les prêtres et les diacres qui oublient l'intérêt des Ames

* Gyprien, Ep.^ 27, 3.

' « Nihil sine consilio vestro et sine consensu plebis mea priTatim motentia gerere statuerim. » (Id,, 14, 4.)

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