IL ÉCRIT AU GUERGÉ ET AUX XARTTRS DE ROME
aussi bien que rhonneur da sacerdoce et de la chaire épiscopale en procédant à des réintégrations hÂti?es contre tontes les règles * . Ainsi le grand évéque n^hésite pas à chercher son point d'appui contre les prétentions exagérées des confesseurs dans Tassentiment populaire, à peu près comme la royauté, au moyen Âge, s'alliait au peuple contre les enyahissements de Taristocratie féodale. Gyprien retrempe en quelque sorte son autorité à sa source et trouTe moyen de paraître plus jaloux des droits des simples fidèles que ses opposants.
Enfin, non content de s'adresser aux martyrs de Carthage, à son clergé et à son troupeau, il porte toute raffiedre deyant TËglise de fiome, non pas pour obtenir des décisions ofScielles dont il n'a que faire, mais pour se fortifier de son influence qui était grande dans tont rOccident. Il se soucie peu de ce qu'elle traverse nne sorte d'intérim, à la veille d'une élection épiscopale. Le clergé romain même sans évéque lui parait eompétent et il en obtient une pleine approbation *• Il ne manque pas d'en appeler aux confesseurs qui sont dans les {Prisons de fiome ', et il a la bonne fortune d'obtenir d'un de ces derniers une éclatante confirmation de sa conduite *. C'était pour lui le plus sûr moyen de triompher des résistances qui le désolaient en opposant confesseurs à confesseurs.
Pour ne rien négliger, Tévéque de Garthage fit appel
» Gyprien, ^p, 17, 1-3.
* Id., 10, ft7.
* /cf., 98.
* Id., 80.