EXAMEN PRELIMINAIRE DES CANDIDATS
cette institution qui provoque le labeur le plus intense et le plus fécond de TEglise.
Le prosélyte qui vient frapper pour la première fois à sa porte, est soumis à un examen préliminaire avant de pouvoir suivre Finstruction catécliétique. Les perles de la vérité ne sont pas pour les profanes ; la curiosité de Tesprit n'est pas jugée suffisante pour recevoir ces hautes leçons ; il faut prouver qu'on Testime à son prix, que Ton n'y voit pas seulement un amusement pour rintelligence, mais une règle pour la vie. Cette science divine demande des cœurs purifiés selon la parole du Maître : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. » Ses lumières ne sont pas les froides clartés d'une philosophie abstraite; ce sont des flammes qui dévorent les souillures intérieures. Nul n'est admis à devenir le candidat de la vérité, s'il ne se montre disposé à rejeter tout ce qui est incompatible avec une tâche si haute. Toute étude entreprise à d'autres conditions serait vaine et stérile^ car pour reconnaître si la doctrine de Christ est de Dieu, il faut commencer par avoir fait sa volonté ^ Un acte d'obéissance est le point de départ de la connaissance religieuse. Toute cette grande apologétique morale de saint Jean et des Pères d'Alexandrie revit dans cette première règle du catéchuméuat, ainsi formulée dans la plus ancienne des Constitutions apostoliques : « Que ceux qui viennent pour la première fois pour entendre la Parole divine soient conduits aux maîtres qui sont chargés de l'enseigner, avant que le
* Jean VU, 17.