‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 72 sur 236 · NOUVELLE RÉSISTANCE A L'ÉVÊQUE DE ROME · texte numérisé non relu

NOUVELLE RÉSISTANCE A L'ÉVÊQUE DE ROME

U est évident que quiconque manque de prudence est disposé à la colère, car rien n^y incline davantage que Tabsence de la sagesse et de la raison ^ • »

Yoiià ce que pensaient de Finfaillibilité les grands évéqnes da troisième siècle. « Admirons, s*écrie ironiquement Firmilianus, comment Etienne accomplit avec scrupule le devoir de Thumilité et de la douceur! Quelle marque plus éclatante d^humilité et de douceur que de se mettre en désaccord avec tant d'évéques répandus dans le monde entier et de rompre la paix - avec les uns et les autres pour divers motifs! » L'évéque de Gésarée n'hésite pas à voir dans son collègue de Rome le vrai perturbateur de l'unité. « Comment, dit-il, Tunité du corps spirituel existerait-elle pour celui qui n*a pas même Tunité de sa propre âme, tant elle est fajante, mobile et incertaine *? »

liOS prétentions de Févéque de Home furent encore battues en brèche sur un autre point non moins grave. Deux évéques espagnols avaient été déposés comme des novatiens ; ils avaient été régulièrement remplacés. Bans leur désir ardent de reprendre leur siège, ils en avaient appelé à l'évéque de Borne, qui avait pris de aaite leur parti. Gjprieu protesta avec force contre ce droit d^appel et cette réintégration précipitée. Il insista sur les qualités morales qui font seules Tévéque véritable ; Tinstitution canonique d'après lui les cou*

* « Kam qnod imperitos etiam animosos manifestum est, dum per iBèpiam coDfiiii et sermonis ad iracundiam (lusile Tertuntar. » (Gyprien^

* « i4>iid talem potestesse unam corpus et aniM spiritusapiul quem fortaiie ipaa anima ana noo est sic lobrka et mobilis atincerta? » (/</•> 78^ S5.)

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