ILS SONT ENCORE DE UBRES CONFÉRENCES. W
Les saintes Ecritures f arent mises aa milieu de nous pour décider entre les deux opinions, et nous cherchâmes ensemble le tempérament de Tindulgence permise \ » L^autorité de la tradition apostolique était également inToquée^ mais on lui donnait bien moins d'importance qu^à la tradition écrite, comme on en peut juger par ce qui nous a été conservé de ces délibérations ^.
Pendant longtemps les conciles se sont gardés des condamnations sommaires. Ceux qui étaient accusés d^hérésie pouyaient se défendre, et on essayait de les ramener à la vérité dans de libres conférences. C'est ainsi qu'Origène réussit à détacher Berjlle de Bostra de ses erreurs dans un synode tenu en Arabie '. Il eut un égal succès une seconde fois auprès d'hérétiques du même pays ^.
Bien des années après, Denys d'Alexandrie arriva au même résultat dans un synode qui eut lieu dans une infime bourgade voisine de la grande métropole de l'Egypte à l'occasion d'une petite secte millénaire. Ce synode ressemblait plutôt à une libre conférence qu'à un concile. On peut juger par ce que nous en raconte Denys lui-même combien il ressemblait peu à ces grands assises ecclésiastiques des âges suivants qui faisaient comparaître les dissidents à leur barre pour leur signi-»
1 « Seripiaris divinis ex atraque parte prolatis. n (Cyprien, Ep., 55^ 5.) « Item alias Félix a Bamacurra dixit : Et ego ipse secutus divinarum ^cript1lrarum auctoritatem. » {Concil, Carthag,, VII. Routb^ Reliq. sacrât