‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 87 sur 236 · LA PRIÈRE DANS LE CULTE PRIVÉ · texte numérisé non relu

LA PRIÈRE DANS LE CULTE PRIVÉ

se séparait du cnlte priyé. Loi anssi concentrait la vie chrétienne dans son conrs constant et Yarié, comme à son tour il trouvait sa propre concentration dans Fadoration en commun. Le service de Dieu comprenait toutes les heures, tous les actes; les moments donnés plus particulièrement à Toraison étaient destinés à ranimer le grand souflBe qui devait pénétrer Texistence entière.

L*acte essentiel du culte soit priYé soit public est la prière, c'est elle qui abaisse la barrière entre la terre et le ciel et réalise Tunion vivante et personnelle de rAme avec Dieu, portant jusqu'à lui nos soupirs, nos reqnéteB, notre action de grftce^ notre adoration, et recevant de lui tous les dons nécessaires à la vie religiense, à commencer par le premier de tous qui est lui-même. L'Eglise de cette époque estimait à sa juste valeur le privilège de la prière, sans oublier qu'elle est en même temps une lutte sainte. Ses docteurs les plus iUnstres, Origène, Tertuliien, Gyprien lui ont consacré des écrits spéciaux ; ils nous en donnent Tidée la plus haute, en la prenant dans sa simplicité première, sur les lèvres du chrétien qui cherche pour lui-même et pour les siens le divin secours. Ces écrits se rapportent en effet avant toute chose à la piété intime et domestique. La prière ecclésiastique où Ton retrouve les premiers linéaments d'une liturgie encore très-libre est. traitée à part. Nous possédons ainsi une riche documentation sur ce qui faisait le fond essentiel du culte privé dans les maisons chrétiennes.

Tout d'abord la prière impose le recueillement et h

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