‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 89 sur 236 · L*0RAIS0ND01IINICALB UN TYPE, NON UN FORMULAIRE · texte numérisé non relu

L*0RAIS0ND01IINICALB UN TYPE, NON UN FORMULAIRE

comme si les mots avaient ane yerta magique. Sans doute la prière qui redit au Père les propres paroles de son Fils a une valeur incomparable. Le maître qui pré* ▼oyait toutes les nécessités humaines nous a donné IV raison dominicale comme le cadre des prières diverses et nombreuses que nous devons présenter à Dieu selon les circonstances de notre vie en nous pénétrant de son esprits

n est nue oraison dominicale plus belle que tous les Pater récités : c'est celle de la vie chrétienne qui la redit à sa manière, c Gardons-nous de croire, dit le grand Alexandrin , que le maître ait voulu nous appren* dre à répéter certaines formules de prière à une heure déterminée. Contentons-nous d'appliquer les préceptes de la prière perpétuelle à la première requête de Toraison dominicale : Notre Père qui es aux deux. C'est ce que nous ferons en menant une telle vie qu'elle ne rampe pas sur la terre, mais s'élève au ciel de toute manière, et en devenant nous-mêmes des trônes de Dieu, car le royaume de Dieu réside en tous ceux qui portent l'image de l'homme céleste et qui participent ainsi à sa nature '. » L'Eglise, au temps de Cyprien, parait avoir attaché plus de prix aux mots eux-mêmes de l'oraison dominicale : c Que le Père, dit-il reconnaisse les paroles de son Fils quand nous le prions '• »

* Tertnll., De orat., 9.

* Myj XéÇetç ToJvuv yo(x(9(i)[xev SiSûiaxsaOai XéYStv ii\ioi^ 2v Tivt àicoteTaY(iiiV(ft> Te eS^e^ai xaipcj^. Hoc '^[ju^v 6 ^(oç iSiaXeCicrcoç icpoaeux^IJiiycov X^ycto) xb icaTsp '^|Mâv b èv toTç o5pavoiç. (Orig., De orat,, 22.)

* « AgnoBcat pater et filii soi verba. » (GyprieOi De orai* domin., 8.)

f sa BCDBE8 DB LA. PRIÈBlt

Il était oep«Bâant toat à fait Adèle à la spiritoalité de ses glorieux deranoiers qaand il déclarait qa» lé ehié» tien peut prier en tont lien^ en tout tdmps. « Diim noQB a paHioulièrement rcoommandé^ cUt*il, dé priMr dasate seeret, dans les lienai cachés^ dans la retraite la ^n retirée de notre demeure, afin qae noua aacliiou qa*il est présent partout, qu*il Toît et entend diaaoïi d« nous et qu'il remplit de la plénitude de sa majesté les réduits les pluii sombres ^ n Q a^agit bien ici^ on le Tbit, du culte priré célébré dans la laaison chrétienne.

Bien qu'en réalité ce culte compranne toute il Yie, il est très^nécessaiîe qu'il ait seft hantés oei^ sacrées. Jésus-^Ohriat, dont la vie sainte étéit cm» stamment en Dieu, cherdiait chaque jouir la aotttuda^ pour se plonger dans Toraison^ Gonbiencela-n^esMl pas plus nécessaire à son disciple accessible & tatil de tentations^ ? La prière doit ouTrir et tertniner la jour» née '• Trois heures paraiasent avoir été en otitre plaii spécialement consacrées à la prière dans le courant da jour, c'étaient la troisième^ Ib sixième et la neUTièinc^. Elles avaient déjà pour elles la tradition de TAniAen Testament. On cherchait à loi» rattacher à des souvenirs évangéliques. C'est à la troisième heure que les flamméi de la Pentecôte étaient descendues sur le cénacle b Jé^ rusalem. C'est à la sixième heul*e que Pierre avait été honoré à Joppe de la vision qui avhit élargi ses idées

^ « In cubiculis ipsis^ ut sciamus I5eùm ubique esse ^rsâsentém. » (Gyprien, De orat. domin,, 4.)

* m Ipse ftiit secedens in solitudinem et adoratis. r^[!d., Sd.)

* « Mane orandum est, recedenle item sole. » (Id.^ 35.)

* Tertull., De orat., ««•

PRIËREB W SOIR BT DE LA NUIT. 139

iur riatradoeâoa dâfi pafonai dans rSf^ae. €'eat à U aetttîème lietire qu'il aTait aeoomplî ayee Jea» eoB pr^ mitt mkaote dans le portique du temple.

Yem la fin dd troiaième aièelet rfigliae eberohait h ratr tacher le» beureB de Toraiaoii aux souyetiirs delapçûi^ioUft à eu jbger du âioius parles Cm$tituti0nsMpa8tolique$, Tout d'atMNPd les fidèles sont pressés d'élever leur àrue à Dieu dÈ6 la réTeil pour se préparer aiusi au travail de la journée \ Qu'ils prient à la troisième heur^i oar e'est alors que leur maître lut suspe^di;^ sur le liois maudit, I^a alûème beure rappelle les ténèbres qui ^'étendirent sur le monde pendant sea suprêmes douleurs. A la neur Ttème beure son côté fut pereé par la lance des soldata ^* U &ttt eueore prier avant de ^bercber le repos de la anit^* I^nuit elleronâme ne doit pas se passer sans pndson. « IièYe^^toi k minuit et prie^ car à cett? beure toute to oréation fait sUenae et bénît ])ieu\ » Il 3r a pour le ebrétien une prière stditlime dans le majesh tueux sUeace d^u qiel étoile- U.eroit entendre m bymne immense non perçu jfw VoreiUe bumaïAe^ dai»s let* quel s'unissent tee astres, les forêts, les anges et lep Amea bienbeureuses peur louer le Dieu tout-*puissiant. Il est juste que la prière des fidèles lui fasse écho. N'eat-oe pas aussi h minait que doit retentir la ?oix de

* IIi<JTOt wivxeç èYspOéyreç Tcpb tou IpYOV imùàdai uppaçu- ^^laOcdaav. [Const. Égypt.^ Ù, 67.) « Const, Egypt, 11, 62.

eJXo-pîTéov. (Glém. Alex., Pxdag,, 11, 9, 79.)

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