ATTITUDE DE LA PRIÈBE
rEpooXy poar appeler aux noces éternelles les yierges sages? Qae le chant da coq trente le chrétien éveillé à la fois pour bénir celui qui a brillé comme le soleil levant sur notre nuit et pour demander la grftce d'éviter la trahison du disciple infidèle si vivement rappelée par ce chant matinal. G*est ainsi que le chrétien, selon le précepte de la plus ancienne des Constitutions apostoliquesy fait de sa vie entière un mémorial du Christ ^ On attachait une certaine importance à Tattitude qa*il convenait de prendre dans la prière. Il n*était pas p^ mis de rester assis. La pratique la plus fréquente était de se jeter à genoux, sauf le dimanche, où Ton devait se tenir debout en souvenir de la résurrection do Christ '. Les mains devaient être élevées vers le dd ainsi que les regards'. Les nombreux Crantes des catacombes nous donnent une vivante image de la prière chrétienne sous sa forme la plus solennelle. Au reste Fattitude ne tire sa valeur que du sentiment qu'elle doit exprimer. « Avant d'élever nos mains vers le ciel, dit Origène, il faut élever notre àme ; avant de diriger nos regards en haut^ c'est l'esprit qui doit être porté vers Dieu. » Il est certain que de toutes les diverses attitudes du corps, celle qui convient le mieux est celle qui nous fait élever les yeux et les mains comme pour marquer par un signe nos dispositions intérieures. Il est convenable de se conformer à cette coutume quand on
* Mvefav -rcoiouvcsç tou XptoTOu xavroxe. (Const. apost.y II, 68.)
> « Die dominico jejunium nefas ducimus^ vel de genicuUs adorare. > (Tertull., De cor, milit,, 3.)
> « Nos vero non attoUimus tantum^ sed etiam expandimos manus. • (Tertull., De orat., 11.)