‹ Histoire des trois premiers siècles de l'église chrétienne (volume 5)Chapitre 98 sur 236 · JOURS DE STATIONS · texte numérisé non relu

JOURS DE STATIONS

Parlons d*abord des jours du culte ayant de nous occuper des premiers édifices qui lui furent consacrés.

Nous ayons établi dans Fexposition de la théologie du deuxième et du troisième siècle, que l'antiquité chrétienne tout entière est demeurée fidèle au spiritualisme de saint Paul, qui rejette comme un débris de la religion des ombres et des types, la distinction des jours, même quand elle porte sur Tobservation du septième jour. Le chrétien ne connaît ni nouyelles lunes ni sabbat ^ Ce que nous ayons à rechercher maintenant, c'est de sayôir si la pratique a été fidèle à la théorie.

Nous ayons yu à Toccasion du culte priyé que Ton s^efforçait de faire de la journée chrétienne un mémorial du Christ et qu'on rattachait les principales heures de Toraison à quelque grand souyenir de sa passion. Le même principe ainsi formulé dans la Constitution de VEglise d'Egypte : « Souyenez-yous toujours de Jésus- Christ ^, » préside à la semaine chrétienne et à Tannée chrétienne. C'est ainsi que l'on cherche à trayerser ayec le Bédempteur le sombre chemin du CaWaire ayant de participer au triomphe du glorieux troisième jour. Le mercredi et le yendredi étaient youés à la prière et au jeûne, au moins pour la seconde moitié de la journée. Le culte public deyait se rapporter plus spécialement aux scènes de la Passion. On appelait ces deux jours des stations; ce que nous traduirions plus exactement par factions^ car l'image était empruntée au ser-

s Conat. Egypt., M, 62.

m CULTE S0fJ3^L D]a P15f ilNCHE.

Yice milita^^e. On désignjfit p^r là ^np sft^ptç y^ipe de r&me chrétienne auprès de ^qi S^uyeur en 9gQ^i^ 09 eu passion * . Il semble que rSgjUi^e y.Ofjli^t reo^pl^cçp p Gejbhsé^^aué le^fail^Jes disciples qpjé le sfop^çiçfl ^T^^jtsarpris tandis que le Maigre liyr^^t son terr^fe çoipikf^p let qu'elle fut jalouse 4'évite^ ç^ tjBpdre et pqigii^nt ^epfQche qji^'il leur adressa k la fin âe ^ l^uit 4*agooie : « Jilh quoi! tous n'avez pas pu ye^Uer upp henriç^yfie moi * ? »

Jje dimanfih^ fiH le jcpmmefipeipeut du deiiiLifème siècle fijijt le grand jour du ^ultje public, ie téo^oi^pii^ de Pline le Jeune est aussi péremptoire à cet égajrd qjfj^ ce^ui de Jpstin Martyr et |(jl^s a^^tres Pè;re$ de la fp^e éppque ^. Quelque importance qu'on ^ttach^e fr jC^ j^e r^dûr>»tion en commun soit célébrée ce jour-là ^ i^ n^est point considéré cpmwe rcmplaçai^t le sabb9|t et soa observance n'e3t point rattachée au $ixièm£ QfffffmàJ^demept du Décaloguc. Il u'y a pas trace d'up^ pareille pensée dan^ les écrivains du tempe. Biçj^ ne le prpMve mieux que de voir le septième jour de la ^em^^ipe jfêté non-seulement par les Eglises issues du judaXf me jusqu'à la destruction du temple en conformité avec le concile de Jérusalem, mais encore par uAegfrande ppfjtie def Eglises issues du pagaoisDie. A £U).m.e op proIoj^geajLt le jeùue du vendredi pepdaut les heures qui rappelaient

^ Le mot de station se trouve déjà dans Hermas, Pastor,, III; Simil,, 5,1. « Cur stationibus quartam et sextam sabbati dicamus. » (Tertull., De jejuu.y 14.) « Statio de mUitari cxeiiaplo nomen acçepjit. ^ (T^t,ul]., pi orat., 14.)

« Pline, Ep., X, 96; Justin, Apol., II, 67; Tertull., P^ Corona,,Z; De fuga in persecut,, 14; Apol., 16.

LE SA3BÀT LOmrm^ ŒhÈf^Vt$ CPNC|Jf9PI)|ENT. ^tè

rensey^lissejD^ept de Jésus et qj^ rappelait on jeùpe ^pr plémentaire. Les Orientaox au coj[^t)ra^i& tr^taiept Ip ç^^ l^t comme une fête pï^éiiei^ne et con^eryaienjt an ci^ sa solennité x^rdjinaire * . JjS^ pripcipal ipptif qui 3embl^ ^yq\j: portf^ ^eç pf^rétiens à pélé^^rer dai^s une certaine me^f^re ^e sabbat paraîf ^yoir été l'opposition ai^j^ gqostjuquea Ma^.çipQit^â I ^^i dans Jeur dif^Usp^e farpif cl^e in(^r|- Sf ieot tout ce qui rappelaijt T.œijiTre 4es six JQuri^ et l» Pieff de la créatloo ^. ]L.a çoe:^i$teDce de la çéUhj^Uon 4? sabbat e^ jiu dimancke su^t pour .écarter )^ ^a))ba tisme judaî^i^ !^ue Fignorance de rhistoire et surtout la dérpgatlon .^ux ^r^uds principes c^rétfcns ont trop SQuyen); f^it refle.urir de 9ps jpurs. Bien ne proja^e mieux r^bseuce de toute idée de ce genre dans ran.ti(}uité chrétie^^uej que le fait incontestable de la cél^bjTAtioQ qootixjybenne du cultjç pu.blie ^yec t^ifte fa solenjfijt^ i^fis de gran^^s métroppl^es |Cp,q;^me Alexan^fie. « Que tous les fi(|^S9 U^nsruous dani^ leç Con9tffifitipn$ dfi l'EglUe d'Egypte^ se b&ten|; dès leur réyeily ayant de vaquer àrouvrage, (d,e se recuire k TEgliise où ib trouyeront l'esprit de délivrance. Que ebacun d'ejaj s'eflir presse de participer au jrepas eucharistique aya^jt dç prendre aucun autre aliment % » Il n'est doxic p^ de jour qui soit déshérité ; les saints i^ijstères ne sonjL pa^ le priyijiége du dimanche ; on peut dire de lui cQjQQiiçe de

* TertuU., De jejun., 14. Ce jeûne dii sabbat pratiqué à Rome s'appelait : Sttperpoifképjitiimiié Neander, AU. geick^y der CkrMich kirefu, l, 840.

* Angasli^ ArchxoL, I, page 515.

' Ilâç sciorbç Q^o^jjiÛ'^k) ti'/fifiQiiaç yszcù^&sXy f po iom Ttvo(; aXXou ^tùacuAcUi {Consti Egypt,, |l^ fiS.^

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