‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 167 sur 613 · LES FÊTES JUIVES · texte numérisé non relu

LES FÊTES JUIVES

à Dieu le culte le plus solennel. "^lais aussi la possibilité d'offrir ce culte renferme une promesse de réconciliation; la bénédiction exceptionnelle annonce la bénédiction permanente. Les temps doivent venir où tous les hommes pourront, à toute heure et en tout lieu, offrira Dieu le sacrifice spirituel ^ .

On le voit, les quatre grandes institutions de l'économie préparatoire, pénétrées chacune de l'idée fondamentale qui avait présidé à l'élection d'Israël, ont été complètement dégagées, par le mosaïsme, de l'alliage impur des religions de la nature. Elles ont proclamé sans cesse et avec force la déchéance et le pardon, en rappelant la sainteté et la bonté de Dieu. La loi et la promesse circulent par leur moyen dans tout le mosaïsme comme le sang dans nos veines, et l'histoire d'Israël, où la justice divine éclate par de sévères châtiments bientôt tempérés par les marques miraculeuses d'un paternel amour, se déroule de Moïse à Samuel comme un magnifique commentaire des institutions nationales. Les fêtes solennelles, qui sont la Pâque, la fête du tabernacle et la Pentecôte, concourent au même but. L'une rappelle la sortie d'Egypte, l'autre la période si remarquable du désert, et la troisième est destinée à célébrer la libéralité de Dieu qui couvre la terre d'abondantes moissons^.

Le grand jour des expiations, recueillant en un seul enseignement symbolique tous les enseignements du mosaïsme, signale avec une force incomparable la gra-

» Exode XIX, 8-12, — 2 Exode XII, 14.

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