LE CHRISTIANISME
Origène, dans une interprétation allégorique du cantique de Salomon, dont on peut contester la justesse exégétique, mais non la poétique beauté, représente l'àme humaine comme la fiancée mystique du Rédempteur; il nous fait entendre sa voix, qui l'appelle du sein du paganisme comme du sein du judaïsme. « L'Eglise, dit-il, par où j'entends l'assemblée des saints, désire son union avec Jésus-Christ. Elle exprime ainsi son désir : J'ai été comblée de biens; j'ai reçu en abondance les gages et les dons de mon divin mariage. Pendant mes fiançailles avec le Fils du roi des cieux, avec le premier roi de toute créature, les anges m'ont apporté la loi comme un don démon époux. Les prophètes, remplis du Saint-Esprit, ont de plus enflammé mon amour et réveillé mon désir de le voir ' en me i)arlant de sa
• <i Ad desidcriiim ejussuccenderunt. » Oriç;., In Confie, rantir., lil). I, <*dit. Dclanic.