L'IMMORTALITE DE L'AME
douze jours, consume et stérilise le sol; au bout (Je ce temps la fertilité reparaît, et elle a pour symbole le jeuue et brillant Horos, fils d'Isis et vainqueur de Tvphon. Tous les ans, une fête solennelle, célébrée a Byblos, rappelait les principaux traits de ce mythe, et les lamentations des femmes égyptiennes sur le meurtre d'Osiris étaient comme l'écho des lamentations des femmes phéniciennes sur Adonis. Au retour de la végétation, alors que le corps du dieu était retrouvé, on faisait succéder la joie au deuil et des fêtes solennelles aux cérémonies lugubres. Toutefois le mythe d'Isis et d'Osiris nous paraît bien supérieur aux mythes analogues déjà mentionnés. Ici il n'y a pas simplement une succession d'événements opposés ; il y a une lutte. Isis cherche le corps de son époux; Horos combat contre Typhon. Ce qui est surtout remarquable et entièrement nouveau, c'est l'échappée qui est ouverte sur le séjour des morts. Osiris, le dieu bienfaisant, y règne; la sombre route est éclairée par une espérance d'immortalité. On sait combien les Egyptiens se sont préoccupés de la vie future; on leur a prêté à tort des idées de métempsycose, qui ne furent qu'une importation tardive de cultes étrangers ; mais il est certain que, d'après eux, Osiris jugeait les morts; il pesait leur cœur aux balances de la justice. Il envoyait les méchants au séjour des ténèbres; ceux qui étaient trouvés justes recevaient l'eau de la vie éternelle, qui découlait comme une rosée des branches de l'arbre de ^ie; ils étaient transportés près du dieu du la lumière. <- Ceux-ci, lisons-nous dans une inscription, ont trouvé