L'EGLISE APOSTOLIQUE
ailes de l'inspiration, jusqu'à la hauteur lumineuse d'où le regard d'un saint Paul et d'un saint Jean embrassa plus tard toute l'étendue de la révélation évangélique. Bien des luttes, bien des débats, bien des expériences durent précéder et préparer cette dernière période de l'âge apostolique, qui en fut le résultat et le couronnement.
Les révélations de l'Ancien et du Aouveau Testament ont toujours suivi une marche progressive, parce que Dieu veut établir un accord réel entre les vérités qu'il communique et l'âme qui les reçoit. Cette action intérieure, pénétrante, successive de l'esprit divin, arrivant à ses fins sans violenter la nature humaine, est bien plus admirable qu'une action soudaine et irrésistible. Il y a entre les deux modes autant de dififéreuce qu'entre la grâce et la magie. Quiconque admet que l'idéal de la nouvelle alliance brille d'un pur éclat dans la personne même de THomme-Dieu, admettra également que la pénétration complète de l'élément humain et de l'élément divin est le dernier terme de l'économie évangélique. Cette pénétration, qui doit se poursuivre ai travers des âges, s'est réalisée parfaitement au siècle apostolique. Aussi peut-on le considérer comme ayant fourni en quelque sorte le thème de l'histoire de l'Eglise, car cette histoire est une appropriation libre et progressive des grands résultats acquis au premier siècle. Nous avons donc à considérer tout d'abord cette première et idéale pénétration de l'élément divin et de l'élément humain au sein de l'Eglise primitive.